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 Guillaume Sorel

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Dona
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MessageSujet: Guillaume Sorel   Sam 16 Oct - 12:46

J'ai lu "Mother" que Guillaume Sorel signe indépendant en 2000 (souvent associé à Dieter notamment pour Typahon). Mother est une histoire de vampires où la figure de la mère castratrice est donnée en énigme jusqu'à la fin des deux albums. Les visages sont tranchés au couteau, expriment une douleur, une déroute ou une détermination profondes. L'histoire est bâtie aussi sur la production artistique du jeune fils, production qui a bien entendu un effet miroir sur son état d'âme. Beaucoup de clairs-obscurs utilisés, d'images données par bribes qui nous laissent indécis sur la réalité des faits.J'ai trouvé ça assez magnifique bien que je sois d'ordinaire assez rétive dans ce domaine.

J'ai ensuite enchaîné avec les deux albums "Typhaon" où j'ai retrouvé cet aspect ténébreux et douloureux (co-signés cette fois avec le scénariste Dieter/ sortis en 2001 chez Casterman- Tome I: Eléonore, tome II: Vernon).
L'histoire débute par un sauvetage en mer dans une mer déchaînée. La scène est apocalyptique et la monochromie de bleu, très présente tout au long des deux albums, sublime mais amplifie également le caractère sinistre de tous ces décors marins.
Le mystère prend place très tôt dans la bd, il s'agit en réalité d'un bateau-fantôme qui dérive à la recherche de son salut. Tous les éléments nécessaires à la compréhension sont plutôt donnés dans le second album, le premier laisse planer une atmosphère assez angoissante et très pesante. La femme recueillie à bord du navire doit fait face au mustisme d'un équipage masculin mais aussi à une menace qui semble s'emparer du bateau. Ce n'est pas très original en soi mais il y a un caractère envoûtant donné par le graphisme: la mer échevelée, les nuits bleutées, les effets de silence traduits par les visages, les silhouettes en attente et puis surtout le fait de n'être renseigné que par l'héroïne et comme elle ne sait rien...
En fait j'ai retrouvé en couleurs certains échos du Vaisseau hollandais. Le dénouement est un peu frustrant parce qu'on l'attendait et qu'il n'apporte rien de détonant mais l'ensemble est intéressant; c'est de la belle BD quoi.






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Guillaume Sorel

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