
Comme vous deviez le savoir, c'était ce week-end les journées européenne du patrimoine. Pour fêter ça, je suis allée visiter 2 fois dans la même journée quand même l'usine
Clacquesin installée à Malakoff depuis 1903, apéritif préféré de Mistinguette entre autre et de...

Joséphine Baker bien sûr ! Autant allier efficacement l'utile à l'agréable, n'est-ce pas ?
Pour la petite histoire,
C’est en 1860 que Paul Clacquesin a l’idée d’inventer une boisson « hygiénique et stimulante » et met au point le CLAQUESIN, boisson apéritive à base de plantes et d’épices, et ça marche !

L’exposition universelle de 1900 lui décerne même une médaille. Mais c’est surtout grâce à Pauline, la femme de Paul Claquesin et sous l’impulsion de la réclame que la grande époque CLACQUESIN commence. La production n’arrête pas de grimper, l’engouement est tel qu’on en exporte jusqu’au Mexique. C’est la guerre qui arrête cet élan, mais aussi la mort de Pauline en 1942 qui entraîne des difficultés de successions.
Aujourd’hui, Yves Bataille, actuel dirigeant de la société et descendant de Paul Clacquesin a repris les rênes de l’entreprise familiale.
Affinée au goût du jour avec audace et une pointe d’érotisme, la boisson mythique retrouve sa vraie dimension, une tonique sensualité une vitalité asti morosité. Décliné à la bière, au champagne, le CLAQUESIN s’offre un ample choix de possibilités de flirts aux tendances les plus osées.
Le Clacquesin est obtenu par infusion de résines de pin de Norvège et de plantes aromatiques dans de l'alcool.
Ce secret, ce sont les cuves, le chuintement des tuyaux, le bouillonnement des alambics de cuivre qui nous le chuchotent. Tout ce patrimoine industriel lié aux alcools est d’autant plus important que les anciens chais de Bercy ont été presque entièrement détruits.
Pas étonnant donc si la distillerie CLACQUESIN est depuis 1993, inscrite au patrimoine de l’Ile de France.L'usine est très belle. Les plans en ont été dessinés par Gustave Eiffel soi-même. Elle a été installée en 1903 à Malakoff, date à laquelle les vapeurs d'alcool sont interdites à Paris (lieu précédent de l'implantation de la distillerie). La société quant à elle date de 1775.
Quand on rentre, on trouve tout d'abord les bassines à caramel (chauffées au feu de bois) donnant la couleur à la boisson.
Ensuite, nous arrivons dans la salle des alambics salle dans laquelle on procédait à la macération des plantes (29) additionnées d'un mélange d'eau et d'alcool. Le lendemain matin, on procédait à la mise en chauffe de ces alambics, dont l'ébullition avait pour résultat la vapeur, qui, par refroidissement se transformait en différents esprits.
Puis on passe au quai de chargement immense qui sert aujourd'hui de salle de concert de jazz.
La salle de mise en bouteille est la plus vaste de l'usine, elle sert aujourd'hui à l'organisation de grands évènements mercantiles ou cinématographique (on y a tourné
Monsieur Batignol par exemple).
C'est dans cette salle que ce situait les chaînes d'emboutaillage où travaillait la majorité des ouvriers de l'usine.
La salle des cuves composée de deux parties : cuves de stockage (très belles) et cuves en céramiques.
Enfin, une dernière salle nous a fait découvrir les publicités de l'époque et surtout DEGUSTER !
Conclusion, que du spirituel !
Jospéhine, hic !
En vert, les textes tirés du site clacquesin
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« Se voir le plus possible et s'aimer seulement, sans ruse et sans détours, sans honte ni mensonge, sans qu'un desir nous trompe ou qu'un remord nous ronge, vivre à deux et donner son coeur à tout moment » - Alfred De Musset