AccueilAccueil  ­FAQFAQ  ­RechercherRechercher  ­S'enregistrerS'enregistrer  ­MembresMembres  ­GroupesGroupes  ­ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 autobiographie Vilain

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4
AuteurMessage
vilain
Logorrhéique talonnesque


Nombre de messages: 924
Date d'inscription: 16/10/2004

MessageSujet: Re: autobiographie Vilain   Sam 13 Nov - 9:35

C'est quand j'ai eu 7 ans que j'ai été en colonie. La colonie elle est en Bretagne, à Roscoff. C'est l'Abbé Core qui l'a dirige la colonie. Maman, elle dit que c'est la maison de sa famille qu'il a transformé en colonie pour que les enfants puissent aller à la mer. Elle devait être riche la famille de l'Abbé Core, parce que la colonie elle est drôlement grande. Il y a même une plage exprès pour nous. C'est bien, comme ça on y va quand on veux quand on ne fait pas une promenade, un jeu de piste ou un autre truc avec les moniteurs.
Qu'est-ce qu'on en a fait des kilomètres. Une fois, on a été jusqu'à Saint-Paul de Léon. C'était plein de champs d'artichauds de tous les côtés. C'est drôle, je savais pas que les artichauds ça poussait comme ça. Ca fait comme une grosse fleur. Quand on marche, on chante des chansons. Au début je trouvais ça drôle de chanter "Un kilomètre à pied", " Je cherche fortune" ou " Ne pleure pas jeannette" mais àprès c'était toujours pareil.
Au début, j'ai pleuré beaucoup. C'était la première fois que j'étais tout seul sans Maman. Enfin si, j'avais déjà été tout seul mais c'était chez ma grand-mère, alors c'est pas pareil. Là, à la colonie, je connaisais juste l'Abbé Core et un ou deux copains, mais pas des bons. Dans le dortoir on est une douzaine. Il y en a toujours qui font les imbéciles, qui font des blagues idiotes comme de nouer les bras et les jambes de pyjama avec des noeuds mouillés, comme ça on ne peux plus les défaire. Et puis, il faut faire la sieste, c'est obligatoire, même si on ne dort pas. Des fois quand même, on a bien rigolé. On faisait des bagarres de polochons. Les moniteurs, ils ne voulaient pas, ils disaient que c'est interdit, mais je crois bien qu'ils laissaient faire parce qu'avec le bruit qu'on faisait ils auraient pû s'en apercevoir avant.
Une fois par semaine, il y avait la douche. Moi, c'était la première fois que je me lavais comme ça. Il fallait garder son slip pour pas montrer sa quéquette aux autres et puis se laver les cheveux. Après la douche, on mettait les habits propres pour la semaine.
Ce que j'ai bien aimé c'est la pichenette. C'est un jeu que je ne connaisait pas. On y joue sur la plage . C'est avec un couteau qu'il faut planter en faisant des figures. Par exemple, il faut faire faire deux tours au couteau avant de le planter dans le sable, ou alors on met la pointe du couteau sur un doigt d'une main et on le tient et on le lance avec l'index de l'autre main et il faut le planter. Si on réussit, on pose la pointe du couteau sur le dos de la main, le poignet, le coude, l'épaule, le front, le nez, le menton et enfin le coeur et à chaque coup il faut arriver à le planter dans le sable. J'arrive à tout faire bien avec le couteau. J'arrive même à le lancer comme les indiens et le planter sur un arbre. Mais ça on le fait quand on est tout seul parce que c'est vraiment interdit. La Pichenette, on a le droit mais pas d'autres jeux avec les couteaux. Les couteaux c'est pour quand on peut en avoir besoin, pour couper son manger ou un morceau de bois, autrement c'est dangereux, on peux se crever un oeil ou même se tuer si on fait pas attention.
Et puis, il y a eu l'histoire des endives. J'aime pas ça les endives quand elles sont cuites. Même avec du jambon et de la sauce blanche comme Maman. Et là, un jour, à la colonie, il y en avait des endives. Mais elles étaient juste cuites dans l'eau, amères. Alors je les ai pas mangé. Au moment du desert, l'Abbé Core, il est passé voir dans les tables et il m' a dit de manger mes endives. Moi, je lui ai dit que je n'aimais pas ça que je ne les mangerais pas. Il s'est mis en colère, il a dit que ces endives je les mangerais que ça me plaise ou pas, que je ne sortirais pas de table avant d'avoir fini mon assiette. C'était le repas du soir. Je suis resté devant mon assiette. Ceux qui étaient de corvée de cantine ont débarrassés les table, balayés par terre, donnés un coup de main aux dames qui font la vaiselle. Il n'y avait plus que moi dans le réfectoire. J'étais là tout seul au milieu devant mon assiette. Monsieur l'Abbé venait de temps en temps voir si j'avais fini.
- " Tu restera là le temps qu'il faudra, mon garçon, j'ai le temps !" et il repartait dans son bureau.
Moi, je ne regardais rien ni personne. Les coudes sur la table, la tête entre les mains, j'avais décidé que je ne les mangerais pas ces endives. Il est têtu l'Abbé Core. Mais moi aussi.
A minuit j'étais toujours là. Cela faisait une heure que l'Abbé, il était assis en face de moi et qu'il me disait de manger. A un moment il a même dit des gros mots et j'ai eu peur qu'il me mette une claque. Il s'est retenu, je crois. En tous cas, à minuit..... Je sais parce que la pendule de la colonie sonnait les heures et que j'avais compté 12 coups.... L'Abbé, il a regardé sa montre. Il m'a regardé bien dans les yeux. J'ai pas baissé les miens. Il a poussé un gros soupir. Il a dit - " Toi, alors !" - Il a été prendre un saladier ou il restait plein de mousse au chocolat. - " Tiens, manges moi ça...... Et tu lavera ton assiette avant de te coucher ! Bonne nuit ! " - Et il est parti......
Moi, jai mangé toute la mousse au chocolat et j'ai bien fait ma vaisselle.
J'aime pas les endives !

_________________
"Aux vertus qu'on exige d'un domestique, votre Excellence connait-elle beaucoup de Maîtres qui fussent dignes d'être valets ?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Clair Obscur
Clavieriste confirmé(e)


Nombre de messages: 1737
Localisation: Nulle part ailleurs
Date d'inscription: 21/10/2004

MessageSujet: Re: autobiographie Vilain   Sam 13 Nov - 11:29

merci ban

_________________
Les jours commencent et finissent dans une heure trouble de la nuit. (Giono)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://romane.blog4ever.com/
vilain
Logorrhéique talonnesque


Nombre de messages: 924
Date d'inscription: 16/10/2004

MessageSujet: Re: autobiographie Vilain   Dim 14 Nov - 12:10

A la fête de l'école de l'année dernière, je suis monté sur scène.... Pas simplement pour recevoir mes prix et pour faire semblant de chanter dans la chorale de la classe comme d'habitude. La maitresse, elle nous a fait faire un spectacle. Un petit, pas long. L'histoire c'était un groupe de campeurs, ils avaient plein d'ennuis avec la tente qui ne voulait pas se monter comme il faut. Moi je faisait un des campeurs, je faisait pas grand chose dans l'histoire de la tente mais à un moment quand celui qui faisait le chef demandait ce qu'on allait pouvoir manger, j'arrivais en courant de la coulisse avec un pied de patate en fleur dans la main et il fallait que je dise : " Des pommes de terre !".
J'ai pas eu beaucoup de mal à apprendre mon texte mais qu'est-ce que j'ai eu peur !
Toute la journée, j'ai eu peur ! En me réveillant, tout de suite, la première chose que j'ai pensé c'est que j'avais peur que ce soit déjà l'heure, que Maman n'aie pas repasser mon short et ma chemise. Mais il était pas l'heure, heureusement.
Si j'ai eu peur comme ça c'est que la nuit j'ai fait le rêve que le copain qui fait le chef de patrouille il disait la phase avant la mienne et que moi quand je l'entendais j'étais encore au lit. Alors je courais, dans la rue, que j'arrivais tout éssouflé dans la salle des fêtes. Ils étaient tous en train de m'attendre et moi j'ai dit ma phrase avec mes patates, leurs feuilles, leurs fleurs. et tout le monde riais en se moquant de moi parce que j'étais tout nu...
Mais il était que 10 heures et c'est l'àprès-midi la distribution des prix, alors j'avais tout le temps. Maman avait bien tout repasser mes habits propre. Même mes tennis, elle les avait passer avec du blanc. Le midi, j'ai presque pas mangé. Ca a fait une comédie, mais je pouvais vraiment pas. Pas comme des fois où c'est parce que j'aime pas bien ce qu'il y a à table. Là je pouvais pas avaler et puis j'avais le ventre qui me faisait mal. Comme des coliques. Papa, il a dit que c'est parce que j'avais le trac et que ça irait mieux àprès. Il a dit à Maman que c'était normal et que lui aussi il avait eu le trac les fois où il avait fait des choses sur la scène. Après je les ai encore embêter parce que je voulait qu'on parte tout de suite pour pas être en retard. Papa n'a pas voulu, il a dit que c'était bien trop tôt. Et il avait raison parce que même en partant quand il a bien voulu, quand on est arrivés, la salle des fêtes était pas encore ouverte. Quand on a pû entrer, moi j'ai été avec les copains dans les coulisses. Papa et Maman m'ont montré où ils étaient assis dans la salle pour que je puisse savoir où les regarder quand je serais sur la scène.
Il a fallu attendre longtemps avant que ça commence. On étaient pas les premiers à passer. Et plus c'était bientôt à nous, plus j'avais peur. J'ai été faire pipi plusieurs fois pendant qu'on attendait comme ça. Quand la maîtresse nous a fait signe on est entrer sur la scène. Il fallait le faire dans le noir. C'était pas facile. Je me suis cogné dans le copains qui était devant moi quand il s'est arrêté. Quand la lumière s'est allumée, on était pas du tout à la place où on était à la répétition. La maitresse, elle nous faisait des grands signes avec les mains pour nous faire comprendre ce qu'on devait faire. D'abord on devait chanter une chanson de feux de camp, en rond autour du feu. Le feu, c'était du papier crépon rouge et moi j'avais pas le droit de chanter parce que je fais tromper les autres. J'avais de plus en plus envie de faire pipi. J'ai même pas pensé à regarder si Papa et Maman me voyaient Et puis ça a été le moment de ma phrase. J'étais dans la coulisse parce que je sortais quand le copain qui faisait le chef de patrouille disait : " Allez, et trouvez nous de quoi manger !" . Alors on sortait tous, sauf lui. Et puis les autres ils rentraient chacun leur tour et ils disaient qu'ils n'avait rien trouver qui se mangeait et tout le monde était navré. Il y avait le coup de la tente qui ne voulait pas se monter et après ils disaient que si moi je revenais sans rien, il faudrait tirer à la courte-paille. Moi, j'avais la bouche tout sèche. Le chef de patrouille s'est touné vers moi. Mes genoux se sont mis à trembler. Il a dit sa phrase et la maîtresse m'a poussé un peu dans le dos. Heureusement j'avais pris les patates avant parce que là j'y aurais pas penser. J'ai avaler ma salive et j'ai crié : " Des pommes de terre". Mais avant j'ai eu le temps de faire un peu pipi. Pas assez pour que ça se voit, mais quand même ! On a salué en se tenant les mains et les gens dans la salle ont applaudis très fort, et très longtemps. C'était chouette, j'avais plus peur du tout. J'ai regardé vers Papa et maman, mais je ne les aie pas vu, parce que j'avais quitté mes lunettes. Après avec les copains on était tout énervés, on s'est raconter tout ce qu'on avait fait, ceux qui avaient bafouillé, tout çà. On a bien rigolé !

_________________
"Aux vertus qu'on exige d'un domestique, votre Excellence connait-elle beaucoup de Maîtres qui fussent dignes d'être valets ?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Clair Obscur
Clavieriste confirmé(e)


Nombre de messages: 1737
Localisation: Nulle part ailleurs
Date d'inscription: 21/10/2004

MessageSujet: Re: autobiographie Vilain   Dim 14 Nov - 12:34

Et ce fut le début de l'amour des planches... quelle aventure, hein !

_________________
Les jours commencent et finissent dans une heure trouble de la nuit. (Giono)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://romane.blog4ever.com/
Croustine
Vocabulivore émerite


Nombre de messages: 2275
Localisation: 45°46/4°50
Date d'inscription: 15/10/2004

MessageSujet: Re: autobiographie Vilain   Dim 14 Nov - 21:46

:bounce: Eh oui !
Encore, Vilain !

_________________
serio ludere
Synthetizz - La Chassogaspi
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.claudeveyret.fr
vilain
Logorrhéique talonnesque


Nombre de messages: 924
Date d'inscription: 16/10/2004

MessageSujet: Re: autobiographie Vilain   Lun 15 Nov - 10:22

On a acheté une machine à laver. Une vraie, pas comme celle de Mémère Vilain où il faut mettre l'eau chaude qu'on a fait bouillir sur la cuisinière. La notre, elle fait tout toute seule. On met le linge dedans. Il y a une porte sur le dessus. D'abord, il faut ouvrir cette porte là et puis dessous il y a le tambour qu'il faut ouvrir aussi pour mettre le linge dedans. Après, on régle avec les boutons la temperature de l'eau et comme on veut le lavage. Si c'est du blanc, c'est plus chaud, plus long. Si c'est les chemises en nylon de Papa ou la robe en soie de Maman c'est presque froid et l'essorage est moins fort. L'essorage c'est pour retirer l'eau du linge comme quand Maman elle faisait en tordant le linge, même que des fois je l'aidais. Je prenais un bout de drap, Maman l'autre bout et elle tordait dans un sens et moi dans l'autre et toute l'eau qui était dans le drap coulait.
Maintenant tout ça se fait tout seul. Plus besoin de chauffer l'eau dans la lessiveuse, de frotter avec le savon sur la planche dans l'évier, de rincer. Maintenant on, met le linge dans la machine, on règle les boutons et quand c'est fini, il n'y a plus qu'à sortir le line et aller l'étendre sur le fil. Elle est drôlement contente Maman, ça lui fait bien moins de travail. Sauf, la première fois qu'elle s'en est servit de la machine.
La machine, on nous l'a livré un samedi. Papa, lui, il était au travail. Les monsieurs qui ont apportés la machine, ils ont pas rigoler pour la monter dans les étages. Après, il y en a un qui est resté pour faire les branchements et pour expliquer à Maman et puis il est partit. Maman, elle avait hâte de faire une lessive, pour faire la surprise à Papa. Alors elle a fait comme le monsieur lui avait expliqué, comme c'était aussi marqué sur le livre qu'il a donné avec. Elle a mis le linge, la lessive, réglé les boutons et appuyé sur "Marche". Au début, tout à bien marché, sauf qu'au bout d'un moment il y a de la mousse qui est sortie de la machine. D'abord un petit peu que Maman elle a essuyer avec une éponge. Mais, la mousse elle sortait de plus en plus et Maman n'arrivait plus à l'essuyer. Il a fallu arrêter la machine parce qu'il y avait de la mousse plein la cuisine, plus haut que moi. Maman elle en avait jusque sous les bras et elle disait : " Qu'est-ce qui se passe ? Mais qu'est-ce qui se passe ? J'aurais dû attendre que Raymond rentre..." et elle essayait de vider la cuisine de toute cette mousse, mais c'était pas facile. Ca a mis longtemps. Quand Papa est rentré, le soir, on lui a raconter. Plus Maman racontait, plus il riait.
En lisant la brochure, Papa a vu que c'était marqué à la fin et pas bien gros qu'il fallait pas prendre la même lessive que Maman elle prenait pour laver à la main. C'est pour ça que la mousse elle avait fait ça.
"C'est pas drôle, tu aurais vu ce chantier" qu'elle disait Maman. Mais à la fin elle riait elle aussi.
Après, tout à bien marché et maman elle est contente. C'est bien le progrès

_________________
"Aux vertus qu'on exige d'un domestique, votre Excellence connait-elle beaucoup de Maîtres qui fussent dignes d'être valets ?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Clair Obscur
Clavieriste confirmé(e)


Nombre de messages: 1737
Localisation: Nulle part ailleurs
Date d'inscription: 21/10/2004

MessageSujet: Re: autobiographie Vilain   Lun 15 Nov - 13:10

La machine à laver !!! Dis, ça me rappelle nos dérisoires débuts, avec ce truc rond comme un globe, qu'il fallait remplir d'eau préalablement bouillie, et puis tourner la manivelle : trois minutes d'un côté, trois minutes de l'autre, et recommencer, inlassablement.
Alors le globe, tu pouvais pas y mettre grand chose dedans, vu qu'il n'était pas énorme. Autrement dit, les draps, fallait continuer à les frotter à la main...
Impossible de me souvenir du nom de la boîte qui avait inventé ça !

_________________
Les jours commencent et finissent dans une heure trouble de la nuit. (Giono)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://romane.blog4ever.com/
vilain
Logorrhéique talonnesque


Nombre de messages: 924
Date d'inscription: 16/10/2004

MessageSujet: Re: autobiographie Vilain   Mar 16 Nov - 14:30

Cette année, on va aller en vacances au bord de la mer !
C'est Papa et maman qui l'ont dit . On va aller en Bretagne. On part avec Jean Dessanlis, c'est un qui travaille avec Papa dans son bureau. Il a une voiture, une 203 et on va partir avec, mais c'est au mois d'Aout seulement. D'abord j'irais tout le mois de juillet chez Mémère Roger et ils viendront me chercher pour partir à la mer.
Les autres années, on partait pas. Enfin si, on partait mais pas des vraies vacances. On partait chez Mémère Roger ou alors avant on partait souvent chez l'oncle Henri. L'oncle henri, c'est le frère du papa de Maman. Il habite à la campagne, dans un petit village qui s'appelle "Les Ormes". C'est pas loin de poitiers.L'oncle Henri, il est vieux et il est toujours dans une drôle de chaise roulante. Sa chaise, elle a deux roues à l'arrière, et une roue à l'avant, et il l'a fait avancer tout seul, parce que au dessus de la roue avant, il y a comme une pédalier qu'il fait marcher avec les mains. Il est gentil l'oncle Henri. La tante Juliette, elle est râleuse et des fois, elle me crie dessus. Il y avait aussi un chien, Siki. Il a été tué par des gens du coin à coups de fourche. Il était drôlement gentil Siki avec moi. Quand j'étais petit, j'ai souvent couché dans sa niche. Pas la nuit, mais des fois le jour, je me couchais dans sa niche et je m'endormais et Siki restait à côté de moi et il laissait personne approcher tant que je n'étais pas réveillé, même pas maman. Je me rappelle aussi que je montait sur lui comme sur un cheval. Il me laissait faire. C'était un gros chien et il gardait bien la maison. Seulement, il aimait pas les gens qui ont un uniforme, comme le facteur ou les gendarmes. Quand le facteur venait il fallait attacher Siki, sans ça le facteur il s'arrêtait pas pour nous donner les lettres. C'est comme une ferme chez l'oncle Henri. Mais il n'y a pas de vaches, ni de cochons. Seulement des poules, des canards et des lapins. Une fois, quand j'étais petit, j'ai attrapé le muguet. Pas les fleurs, la maladie. C'est drôle qu'une maladie porte le même nom qu'une fleur. C'est une maladie de la bouche. On a des boutons plein la bouche, sur la langue et tout et c'est drôlement génant. Maman, elle m'a soigné avec du bleu de méthylène. Ca fait la bouche toute bleu et il faut pas avaler parce que c'est pas bon. J'avais attrapé le muguet en mangeant avec les canards. Tous les jours la tante Juliette, elle donnait à manger aux poules et aux canards. Pour les poules, c'est du grain qu'on leur donne, ça, j'en ai jamais mangé. mais pour les canards, elle faisait comme une pâtée avec des pommes de terre et aussi d'autre chose qu'elle mettait dans leur mangeoire. Des fois, je mangeais avec eux. C'est drôle d'être au milieu de tous les canards. J'aime bien les canards. Surtout quand ils avancent en tortillant du derrière. Ce que je n'aime pas, c'est pour les tuer les canards. L'oncle henri, une fois, il a demander à Papa de lui attrapé un canard, parce que lui, il ne pouvait pas le faire avec sa chaise roulante. papa, il a courru àprès, mais il a eu du mal à en attraper un parce que les canards ils partaient dans tous les sens. Quand il a réussit, l'oncle Henri à prit une hache et d'un seul coup il a couper le cou du canard. Mais il le tenait pas bien, alors le canard lui a échappé et il s'est mis à courir. Il avait plus de tête et il y avait plein de sang qui giglait partout. Le canard, il a été jusqu'au bout du chemin de la maison. C'est pas trop loin, mais quand même. Tout le monde riait. Moi, ça m'a fait un peu peur, mais j'ai ri avec les autres pour pas avoir l'air. Il faut dire qu'on est toujours beaucoup chez l'oncle Henri quand on y va en vaçances. D'habitude, il y a nous, les Lucas, Jeanne et thérèse, les filles de la tante Henriette, la tante Henriette et son mari et puis bien sûr l'oncle henri et la tante Juliette. Les cousines, Jeanine et Thérèse, elles sont déjà grandes. Enfin pas Thérèse, parce que elle elle est naine. Pas vraiment naine, mais toute petite quand même pour son âge. Elle est pas plus grande que moi, mais elle elle ne grandira plus. Maman, un fois, je lui ai entendu dire que Thérèse, elle ne pourrait pas avoir d'enfant parce qu'elle est tellement petite que le bébé, il ne pourrait pas sortir de son ventre. Maintenant je sais, mais je savais pas quand elle a dit ça que les bébé poussaient dans le ventre de leur Maman, alors j'ai pas bien compris, mais j'ai pas posé de questions parce qu'on m'aurait répondu que c'était pas de mon âge et que je comprendrais quand je serais plus grand, c'est ce qu'on dit toujours aux enfants, alors ! Jeanine, elle est aussi grande que sa soeur est petite. Elle est tout en long. C'est une rouquine, avec des nattes. L'oncle René, il dit qu'elles pues les rouquines. Moi, je trouve pas. Et je trouve pas ça chic que l'oncle René, il se moque de Jeanine. Il faut toujours qu'il se moque de quelqu'un et qu'il sache toujours mieux que les autres. Qu'est-ce qu'il est agaçant l'oncle René !

_________________
"Aux vertus qu'on exige d'un domestique, votre Excellence connait-elle beaucoup de Maîtres qui fussent dignes d'être valets ?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Clair Obscur
Clavieriste confirmé(e)


Nombre de messages: 1737
Localisation: Nulle part ailleurs
Date d'inscription: 21/10/2004

MessageSujet: Re: autobiographie Vilain   Mar 16 Nov - 16:50

Vilain..... roooooooooh, tu mangeais avec les canards !!! Tu dois m'avoir un de ces appétit !!! :lol:

Si je peux te rassurer, tu n'es pas tout seul : mon plus jeune fils chipait des trucs dans la gamelle du chien, si bien qu'à un moment, quand on préparait ladite gamelle, nous préparions aussi une petite assiette pour le fiston, avec les mêmes ingrédients : légumes cuits, viande cuite, riz et bouillon...
P.S : il a magnifiquement grandi et ses poils sont superbes !

:lol:

_________________
Les jours commencent et finissent dans une heure trouble de la nuit. (Giono)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://romane.blog4ever.com/
vilain
Logorrhéique talonnesque


Nombre de messages: 924
Date d'inscription: 16/10/2004

MessageSujet: Re: autobiographie Vilain   Jeu 18 Nov - 9:51

La tante Henriette, c'est la fille de l'oncle henri et de tante Juliette, elle est concierge rue Rambuteau à Paris. Quand on va à La Samaritaine, des fois on va la voir. C'est une petite rue la rue Rambuteau. Il y a toujours plein de marchandes des 4 saisons, parce que les Halles c'est pas très loin. C'est tout petit la loge de concièrge de la tante Henriette. Son mari, il sort juste les poubelles. Le nettoyage des escaliers, nettoyers les carreaux, distribuer le courier, c'est la tante Henriette qui le fait. Lui, son mari, il reste toute la journée dans son coin avec une bouteille de vin. Il parle jamais. Il reste toute la journée dans son coin avec son journal et sa bouteille. Maman, elle dit que c'est parce qu'il boit tout le temps que Thérèse, elle est naine. J'aime pas quand on va chez eux. C'est tout sombre. Il faut que la lumière soit allumée toute la journée même si c'est l'été.Et puis, ça sent drôle, la poussière, le pipi de chat et d'autres trucs encore que j'aime pas.
Mais Thérèse et Jeanine, elles sont gentilles. Jeanine, moi je la trouve belle avec ses nattes rouquines. Thérèse, elle est brune avec les cheveux tout court. Elle est rigolote, toujours à rire, à faire des blagues. On rit bien ensemble même si elle est bien plus grande que moi en âge.
Papa, quand on est chez l'oncle henri, tous les matins, il va à la pêche. Des fois l'oncle René vient avec lui, mais c'est pas souvent. Le mari de tante Henriette ne bouge pas plus que quand il est à Paris. Quand il se lève, c'est l'heure du casse-croute. Le casse-croute c'est le matin, à 10 heures. Quand il fait beau, c'est sur la table de dehors. Il y a du café, du vin blanc, du vin rouge, du lait pour moi quand j'étais petit et puis on mange du pain, du gros pain de campagne avec du beurre, des rillettes, du fromage comme on veut. Après, Papa retourne à la pêche. L'oncle henri va s'occuper comme il peut du jardin, c'est pas facile dans sa chaise roulante. Il a fait les allées exprès mais quand même. La tante Henriette et maman donne un coup de main à la tante juliette pour faire la cuisine. S'il y a pas besoin, elles vont faire une promenade ou alors elles viennent à la plage avec jeannine, Thérèse et moi.
Dès fois, pas souvent, j'ai été à la pêche avec papa, mais il aime pas trop parce que je lui demande tout le temps de mettre un ver à l'hameçon. Je sais pas le faire parce que je veut pas toucher les ver, ça me fait penser aux serpents et les serpents j'en ai peur. Et puis, il y a des arbres au bord de la rivière et souvent j'emmèle la ligne dans les branches et papa il doit venir me demèler et ça l'agace. A l'endroit où il va à la pêche, papa, il y a plein de perche arc-en-ciel, c'est des drôle de petits poissons qui sont drôlement jolis quand ils brillent dans les rayons du soleil. Et ils mordent drôlement facilement. Une fois que j'y avais été, à la pêche avec papa, le temps qu'il monte sa ligne, j'en avais déjà pris dix des perches arc-en-ciel. Il était pas content, papa, parce qu'il devait venir les décrocher parce que je sais pas faire.
Une fois, il est arrivé un truc terrible ! Papa, il était allé à la pêche et voilà que Maman décide de lui porter le casse-croute plutôt qu'il reveienne pour manger avec les autres et puis peut-être parce qu'elle voulait qu'ils se voient un peu tout seuls. Pour aller jusqu'à l'endroit où Papa il se met pour pêcher, il faut traverser des champs ou il y a des vaches. On a l'habitude, on fait ça tout le temps et puis c'est gentil les vaches. Mais ce jour là quand Maman elle était déjà au milieu du champ, voilà qu'une vache elle se met à faire comme un toro, à taper du pied. Maman, elle s'arrête mais la vache, elle, elle se met à courir vers Maman. Alors Maman, elle se met à courir aussi pour essayer de sortir du champ avant que la vache la rattrape. Maman, elle a juste eu le temps de passer sous les barbelés avant que la vache la rattrape; Juste le temps, mais elle a déchirer sa robe et surtout toute la peau de son dos sur les barbelés. Elle avait mal, Maman, mais elle était bien contente d'avoir pu passer de l'autre côté avant que la vache puisse lui donner un coup de corne. La vache, elle, elle était pas contente du tout, alors elle s'est retournée et elle a fait un gros pipi de colère. Du coup, Maman, qui avait pourtant drôlement mal à son dos, elle s'est mise à rire tant qu'elle ne pouvait plus s'arrêter. Quand elle est revenue, la tante Juliette lui a soigné le dos et on a tous rigolé quand Maman nous a raconté toute l'histoire. Après, la fermière nous a dis que la vache, elle venait d'avoir un petit veau et qu'on venait de lui prendre et que c'est pour ça qu'elle était devenue méchante.

_________________
"Aux vertus qu'on exige d'un domestique, votre Excellence connait-elle beaucoup de Maîtres qui fussent dignes d'être valets ?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Clair Obscur
Clavieriste confirmé(e)


Nombre de messages: 1737
Localisation: Nulle part ailleurs
Date d'inscription: 21/10/2004

MessageSujet: Re: autobiographie Vilain   Jeu 18 Nov - 12:57

:drunken: read :drunken:

_________________
Les jours commencent et finissent dans une heure trouble de la nuit. (Giono)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://romane.blog4ever.com/
Bidouille
Logorrhéique talonnesque


Nombre de messages: 989
Localisation: Beauce
Date d'inscription: 15/10/2004

MessageSujet: Re: autobiographie Vilain   Sam 5 Fév - 0:26

y a toujours pas de suite Vilain ? read

_________________
@+
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.keby-and-co.com
vilain
Logorrhéique talonnesque


Nombre de messages: 924
Date d'inscription: 16/10/2004

MessageSujet: Re: autobiographie Vilain   Sam 5 Fév - 15:14

Bidouille a écrit:
y a toujours pas de suite Vilain ? read


Non...je fou rien en ce moment...; :lol:

_________________
"Aux vertus qu'on exige d'un domestique, votre Excellence connait-elle beaucoup de Maîtres qui fussent dignes d'être valets ?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bidouille
Logorrhéique talonnesque


Nombre de messages: 989
Localisation: Beauce
Date d'inscription: 15/10/2004

MessageSujet: Re: autobiographie Vilain   Dim 6 Fév - 18:46

rale grey :grr: bon ben faudra attendre encore alors wink read

_________________
@+
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.keby-and-co.com
 

autobiographie Vilain

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 4 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vocabulis :: Ecriture :: Pistes autobiographiques-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet