Ce n'est qu'un début... revu, relu, refait.. mais besoin de votre avis pour savoir si je peux continuer. Sincèrement, cela ne servirait à rien que je persiste si c'est archi nul. Mais si ce n'est pas trop mauvais, vous pouvez le dire aussi. Autant dire que toutes les critiques seront les bien venues. Merci à vous !
Canaillette6 heures du matin, une grande douleur me réveille. Qu’est-ce que c’est ? Elle se diffuse dans mon ventre puis disparaît. Surprise, j’essaye quand même de me rendormir. Quelques minutes après la même douleur réapparaît, s’estompe sans laisser un quelconque trace…
Non ! Pas maintenant, laisse moi tranquille ! Je regarde machinalement le réveil, note l’heure. Pas le temps de me rendormir, la douleur revient, m’irradie, plus vive encore. Un coup d’œil sur le réveil… 10 minutes à peine se sont écoulées !
Inlassablement, comme le coucou bien huilé quand sort le petit oiseau, toutes les 10 minutes, la douleur arrive, envahit mon ventre, mes entrailles et me laisse perplexe une fois qu’elle disparaît… comme si elle n’était jamais venue ! Non ! pas maintenant, attends encore, je t’en prie.
10 minutes… Toutes les 10 minutes pendant une heure… elle ne me lâche pas, me prend, me laisse et 10 minutes après revient ! Il n’y a plus d’erreur possible !
Je me lève, prépare la valise. Je le réveille :
- « Il faut partir ! ».
Le médecin a bien spécifié, quand la douleur vient toutes les 10 minutes, il ne faut surtout pas tarder à venir.
Je prends le temps de déjeuner. J’ai faim. Je sais qu’il ne faut pas. Mais c’est comme si en mangeant je pouvais apaiser cette douleur, lui donner ce qu’elle attend de moi. Mais elle persiste sans lâcher prise toutes les 10 minutes. Un brin de toilette, un dernier regard dans la maison, tout est rangé, je peux partir. Une dernière caresse à la chienne, elle me regarde et semble comprendre.
Inexorablement toutes les 10 minutes, la douleur m’inonde, me brutalise et repart.
Nous arrivons devant la porte des urgences, fermée à cette heure. Il est 7 heures. Il sonne, dit que c’est pour une urgence. La voix répond qu’elle arrive. La porte s’ouvre. L’infirmière de garde voyant mon état nous accompagne au 2e étage. Une autre infirmière m’installe dans une chambre en attendant que le médecin vienne m’examiner. La douleur, elle n’a pas cessée… toutes les 10 minutes de m’envahir. Le médecin arrive, m’ausculte.
- « A midi », dit-il tout bas, « tout devrait être fini, restez allongée, tout va aller ».
Non, rien ne va… la douleur ne me laisse aucun répit. Elle vient, s’en va toujours toutes les 10 minutes. Je ne tiens pas, m’assoie sur le bord du lit. Un livre de mots croisés m’aide à oublier pendant 10 minutes qu’une douleur doit arriver insatiable. Une infirmière rentre dans la chambre. Il est 10 heures environ.
- « Il faut rester couché » me dit-elle, « vous aurez moins mal ».
- « Non, je suis mieux ainsi ».
12 heures passées, et je suis toujours dans cette chambre à attendre. Lui, il lit. Que peut-il faire d’autre ? Il patiente. Il ne peut rien pour moi. Et moi, j’attends que se manifeste cette douleur, toujours et encore, toutes les 10 minutes. Je ne peux plus attendre. Je sonne. Une infirmière arrive.
- « Vous m’avez dit qu’à midi tout serait fini, et je suis toujours là ! »
- « Le médecin va vous ausculter, je vais le chercher ».
Elle referme la porte derrière elle. Des pas dans le couloir, des chuchotements, la porte s’ouvre. Le médecin et l’infirmière rentrent. M’auscultent encore.
- « Il faut accélérer le processus ! »
_________________
"la raison a des limites : celles des esprits bornés." Alejandro