Sur un air de fado
« Sempre a Lisboa… »
Un soir, dans un café d’un quartier fréquenté,
Une fadiste entonne un chant passionné,
Et sur l’air de fado déclame son calvaire.
Il faut, pour le chanter, avoir beaucoup souffert.
Un fantôme, dit-elle, s’exprime par ma voix,
Je possédais son cœur, il était sous ma loi.
Ah ! je regrette tant de n’avoir pas aimé
Plus tôt ce soupirant et de l’avoir blessé.
Je t’aime, disait-il, je t’aime et je t’adore,
Sois donc ma bien-aimée, oui deviens mon trésor.
Pourquoi me mépriser, pourquoi me rejeter,
Toi qui me fais souffrir, veux-tu donc me tuer ?
Mon être est tout à toi, mon cœur je te le donne…
Je voudrais me jeter d’un clocher de Lisbonne ;
Ainsi tu comprendrais et ma flamme déçue,
Et ma douleur de vivre après t’avoir perdue.
À défaut de t’avoir je baise ton image…
Et je m’en vais sauter du grand pont du le Tage ;
Le courant portera mon cadavre à tes pieds
Pour te faire pleurer toutes tes cruautés.
J’implorai ton retour et le Ciel m’exauça
Après que j’aie meurtri mon corps à Fátima,
Mais en venant te voir, un soir en Alfama,
Un brigand me surprit… et il m’assassina.
Le bandit m’a tué, je suis mort à Lisbonne,
Tes refus m’ont blessé mais à toi je pardonne.
J’aime ton chant plaintif et sur l’air de fado
Je raconte ma mort par ta voix et tes mots.
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Un con plus un con cela fait deux cons, cela ne s'annule pas....