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 Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.

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alejandro
Vocabulivore émerite
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Date d'inscription : 16/10/2004

MessageSujet: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 3:32

Conférence à voir absolumment : Caroline Fourest qui a écrit La tentation obscurantiste.
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Voir le profil de l'utilisateur http://mapage.noos.fr/lesautdesandra
Marcel
Invité



MessageSujet: Qui est Caroline Fourest   Ven 29 Sep - 5:13

Les lauriers de l’obscurantisme
Par Bruno Etienne, Franck Fregosi, Jean Baubérot, Raphaël Liogier, Vincent Geisser
mardi 25 avril 2006


"Le choix du jury du livre politique de l’Assemblée nationale s’est porté en 2006 sur l’ouvrage de Caroline Fourest (La Tentation obscurantiste, Grasset, 2005). Ce choix ne peut manquer de laisser pantois les chercheurs en sciences sociales, politologues, historiens, universitaires qui ont la faiblesse de considérer que l’intelligibilité de notre société, le présent comme le futur de ses rapports avec d’autres cultures, notamment musulmanes, mais pas uniquement, requièrent une analyse minutieuse, un investissement effectif dans la complexité du terrain.

L’intérêt des analyses divergentes d’un phénomène politique complexe et multiple dans ses expressions (l’islamisme) reposant sur des méthodes d’investigation rigoureuses, n’est évidemment pas en cause. Cette diversité de vues est éminemment souhaitable. Elle fait partie intégrante de nos ambitions scientifiques quotidiennes. Et nous sommes trop viscéralement attachés à la liberté de la recherche pour contester à qui que ce soit le droit de penser autrement. Le problème tient bien à l’intronisation officielle accordée à un pamphlet qui s’érige frauduleusement en argumentaire rationnel, alors qu’il ne repose que sur le trafic des émotions, des peurs, permettant d’ânonner des lieux communs sur l’islam et les musulmans.

Des philosophes autoproclamés, des essayistes, ont entrepris, depuis quelques années, sous couvert de la "défense des Lumières" de la laïcité, de condamner ceux qui refusent de se plier au moule de leurs catégories sectaires. Ils jettent en pâture des listes de personnes accusées de "trahir les idéaux de la République" et d’être les "faire-valoir du radicalisme islamique". L’ouvrage de M me Fourest appartient à ce triste genre littéraire.

Ce tour de passe-passe essayiste consiste à disqualifier comme "islamiste", c’est-à-dire comme un danger social, tout musulman refusant de se démarquer explicitement de son appartenance religieuse. Il considère comme complices tous ceux qui refusent le simplisme de ces qualifications. La vieille rhétorique conspirationniste des élites intellectuelles contre la France est remise au goût du jour. Et, sous les habits du "progressisme", elle s’abreuve ainsi au mythe de l’anti-France.

Ceux qui prétendent que la réalité de l’islam politique dans le monde musulman n’est accessible que par l’analyse de paramètres multiples observés dans les dynamiques locales (régimes corrompus, démocratisation avortée, répression aveugle...) et internationales (mondialisation libérale, conflit israélo-palestinien, invasion de l’Irak, appétits pétroliers du monde occidental...) et refusent l’amalgame "criminogène" de l’islam sont mis à l’index par le tribunal des raccourcis et de l’invective gratuite.

On a longtemps fustigé les partisans du cosmopolitisme. Aujourd’hui, on dénonce la cinquième colonne de ceux qui, à propos de l’islam et des musulmans, refusent le sens commun. Pierre Bourdieu a en son temps forgé, pour cette catégorie de philosophes autoproclamés plus prompts à flatter les ventres pleins de préjugés qu’à nourrir les cerveaux, la catégorie d’ "intellectuel négatif".

La "méthode" (éminemment non scientifique) de sélection de la "vérité" consiste à prendre pour pertinent un discours caricatural, inquisitorial, pamphlétaire, truffé de préjugés, accessoirement d’erreurs, et essentiellement destiné à dénoncer les "autres" : musulmans, islamologues refusant de se soumettre au sens commun, journalistes, hommes politiques, militants antiracistes, laïques pragmatiques.

Bien moins que la paix sociale, cette désignation de l’autre (et accessoirement de "sa" religion) permet d’éviter d’assumer ses propres turpitudes, ses propres préjugés. Elle permet d’éluder la question des alliances surprenantes entre les héros (hérauts) d’un républicanisme forcené et les nostalgiques d’une France éternellement monoconfessionnelle et mono-ethnique. Elle permet d’exploiter tranquillement, et avec la bonne conscience de la morale pseudo-universaliste, le vieux fonds de commerce de la peur de l’autre.

Pour pouvoir comprendre un phénomène, encore faut-il chercher sérieusement, étudier les composantes et les causes historiques, sociales, économiques qui ont favorisé sa percée, son essor et ses mutations. Et analyser scientifiquement - il faut le répéter en ces temps d’obscurantisme et de délation - ne vaut ni adhésion ni rejet, y compris pour l’islam ! A l’inverse, les grandes vues eschatologiques et condamnatoires, aucunement fondées sur la connaissance du terrain, comme pour ne pas s’en trouver souillé, relèvent de la passion, que ce soit l’attachement excessif ou, comme dans le cas qui nous intéresse, l’antipathie aveugle.

Au Moyen Age, l’Eglise refusait au chercheur le droit de disséquer le corps humain, de relativiser son fonctionnement : elle imposait la méconnaissance.

Si tentation obscurantiste il y a, elle est parfaitement incarnée aujourd’hui par la haine viscérale de la connaissance scientifique qui se manifeste depuis quelques années à travers des essais comme celui de Caroline Fourest. En tout cas, et pour finir, nous aurions attendu du livre politique de l’année, peut-être avec trop de naïveté, qu’il invite à réfléchir les évidences, les clichés, et non à les intérioriser plus encore."
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Marcel
Invité



MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 5:20

Sœur Caroline et Frère Jean-Louis, par le MRASC


À propos de la récente canonisation de Caroline Fourest


"Soeur Caroline vient d’être distinguée par le Gotha médiatique et politicien en recevant, des mains du grand philanthrope Jean-Louis Debré, le « prix du livre politique de l’Assemblée nationale ». Retour sur un parcours admirable.
Comment la présenter ? Animatrice de la revue et du site Prochoix et auteure de livres politiques, Soeur Caroline est une « super-héroïne » - disons : la Wonder-Woman de « l’universalisme à la française » et du combat contre « l’obscurantisme musulman ». C’est aussi - et surtout - une Super-Menteuse [1], dont quelques-unes des meilleures performances en la matière furent en leur temps recensées sur ce site...

Opus 1 : Tirs croisés

Il y eut d’abord Tirs croisés, un livre publié en octobre 2003 par Sœur Caroline, dont Sadri Khiari critiqua fort bien le caractère approximatif et le parti-pris anti-musulman, et dont Sylvie Tissot souligna la malveillance et la malhonnêteté intellectuelle.

Opus 2 : « Pieux mensonges »

Il y eut ensuite l’étonnant épisode des « Pieux mensonges », mettant en scène d’un côté Caroline et sa collaboratrice Fiammetta Venner dans le rôle des Croisées de la laïcité, de l’autre Pierre Tevanian dans le rôle du méchant islamo-gauchiste, et quelques seconds rôles comme Daniel Borrillo, Françoise Gaspard et Eric Fassin, trois universitaires que les méthodes particulières de Caroline et Fiammetta conduisirent à quitter le comité de rédaction de la revue Prochoix.

Opus 3 : Soeur Caroline contre la gauche pro-voile

Le troisième épisode de la saga « Prochoix contre Lmsi » prit la forme d’un remarquable pamphlet intitulé « Pierre Tevanian ou la gauche provoile », dans lequel Caroline et Fiammetta réussissaient ce tour de force de placer une trentaine de contre-vérités en à peine deux pages. Nous sommes en décembre 2003.

Opus 4 : Soeur Caroline et Frère Papaz

L’Opus 4 de la même saga fut nettement moins épique : en janvier 2004, Caroline, sa collaboratrice Liliane Kandel et leur avocat Gaëtan Papazian tentèrent un très hasardeux coup de bluff judiciaire, en exigeant par courrier recommandé, et sous peine de poursuites en justice, le retrait de tous les textes figurant sur le site lmsi.net et les concernant de près ou de loin. Comme ces textes n’avaient bien entendu rien d’injurieux ni de diffamatoire, mais qu’ils se contentaient de critiquer des opinions ou de rectifier des allégations mensongères, l’affaire tourna court. Aucun texte ne fut retiré, et aucune poursuite ne vint. Salué comme il se doit par quelques happy few (cf. « Après la calomnie, l’intimidation »), cet Opus 4 est pourtant, de l’avis général, le moins réussi de la série.

Opus 5 : Soeur Caroline contre Frère Tariq

La saison suivante est en revanche l’une des plus riches : consacré à la vie et à l’œuvre de Tariq Ramadan, le second roman de Caroline, intitulé Frère Tariq, réalise une formidable alchimie entre le vrai, le faux et l’approximatif - sans oublier les citations tronquées [2] - et se recentre sur une dramaturgie plus simple et efficace : le duel, le face à face entre la valeureuse Caroline et le beau ténébreux mais fourbe Tariq. Notons qu’au détour des pages 366 et 367, un épisode cocasse met en scène, cette fois-ci dans un second rôle, le personnage tellement haut en couleur de Pierre Tevanian. Cette courte séquence, d’une grande densité, renouvelle presque l’exploit de décembre 2003 : en deux pages consacrées à ce sinistre personnage, neuf contre-vérités !

Avant de poursuivre plus avant ce parcours dans son œuvre, il est temps de rappeler que c’est à ce formidable Frère Tariq que la romancière doit son surnom le plus usuel, celui qui a éclipsé son véritable patronyme : désormais, pour ses véritables fans, elle n’est plus Caroline Fourest, mais Sœur Caroline !

Opus 6 : Sœur Caroline contre le Hezbollah

Si Sœur Caroline contre Frère Tariq est désormais un classique, reconnu à sa juste valeur par tous les amateurs d’aventures, d’exotisme et d’épouvante, son chef-d’œuvre demeure le méconnu Sœur Caroline contre le Hezbollah. Parue en avril 2004, l’œuvre se présente sous la forme d’un tryptique diffusé essentiellement sur internet, et réalisé par Jean-François Chalot, Tewfik Allal et Fiammetta Venner [3]. À partir d’un épisode réel (une conférence-débat qui eut lieu le 31 mars 2004 au « Café littéraire » de l’Institut du Monde Arabe, et au cours de laquelle Caro et Fiam furent poliment mais sévèrement critiquées), les auteurs ont imaginé une intrigue palpitante : l’histoire d’un « get-apens » [4] tendu à Sœur Caroline et Sœur Fiammetta par le perfide Badr-Eddine Arodaky (Directeur commercial et responsable du café littéraire de l’Institut) et ses complices du Hezbollah (venus infiltrer le public). Après moultes « injures » et « menaces », Caro et Fiam se sortent saines et sauves de cette véritable séance de « lapidation », pour reprendre les termes évocateurs [5] de Tewfik Allal.

Méconnu, ce chef d’œuvre est aussi incompris : nombreux sont ceux qui, ayant assisté au « Café littéraire » qui sert de prétexte à ce thriller (ou ayant entendu l’enregistrement qui en a été fait), ont cru bon de rappeler qu’il n’y avait eu en réalité ni guet-apens ni agression ni injures ni menaces ni Hezbollah, et ont bêtement reproché aux auteurs de Soeur Caroline contre le Hezbollah de prendre des libertés avec la vérité historique : cf. par exemple le démenti publié par l’Institut du Monde Arabe et le témoignage intitulé « Une campagne honteuse »). À ces esprits chagrins et étroits, à ces donneurs de leçons professionnels, nous répondons que c’est ne rien comprendre à la littérature que de formuler de tels griefs : les plus grands écrivains sont justement ceux qui ne se cantonnent pas dans la reproduction servile du réel, mais savent le transcender, le sublimer, l’arranger, le dramatiser, le métamorphoser !

Opus 7 : Sœur Caroline et Frère Bernard-Henri contre l’Axe du mal

Après Sœur Caroline contre les intégristes, Sœur Caroline contre la gauche pro-voile, Sœur Caroline contre Frère Tariq et Sœur Caroline contre le Hezbollah, les aventures de Sœur Caroline ont rencontré un engouement certain dans une partie croissante de la bourgeoisie cultivée [6]. Parmi les épisodes les plus célèbres, on peut citer Sœur Caroline et Frère Charlie [7], Sœur Caroline au FSE, Les caricatures du Prophète et Sœur Caroline et Frère Charlie contre le Cousin Mouloud - sans oublier, au printemps 2006, un efficace opuscule d’héroic fantasy intitulé : L’Appel des Douze, mais plus connu sous son sous-titre : Sœur Caroline et Frère Bernard-Henri contre l’Axe du Mal. Violemment attaqué par les trois derniers présidents de la Ligue des Droits de l’Homme (Henri Leclerc, Michel Tubiana et Jean-Pierre Dubois [8], cet opuscule rencontre malgré tout un certain succès, aussi bien chez les nostalgiques de Jules Ferry et Edgar Quinet que chez ceux de Joseph Mac Carthy [9]

Opus 8 : Sœur Caroline et la Tentation obscurantiste

Touche-à-tout de génie, Soeur Caroline s’est essayé avec un bonheur presque égal à tous les genres littéraires, du pamphlet au thriller, et de la comédie loufoque au mélodrame, sans oublier l’épouvante, la politique-fiction, le poème en prose et le roman de capes et d’épées. Mais c’est avec un conte pour enfants que Soeur Caroline rencontre enfin la consécration. Soeur Caroline contre la Tentation obscurantiste propose en effet, sous une forme abrégée et simplifiée accessible aux tout-petits, un condensé des principaux thèmes qui traversent l’œuvre sœur-carolienne [10] : le foulard, le voile, l’Islam, l’islamisme, l’intégrisme, l’obscurantisme musulman, Tariq Ramadan, l’UOIF, le Hezbollah, la gauche provoile, Une école pour tous, les Indigènes de la république, le voile, Xavier Ternisien, Alain Gresh, Tariq Ramadan, les Frères musulmans, l’Islam des frères, Frère Tariq, Tariq Ramadan, le voile, Tariq Ramadan et bien entendu l’incontournable Pierre Tevanian [11].

Paru en octobre 2005, l’ouvrage n’a évidemment pas fait l’unanimité. La radicalité de son parti-pris « anti-islamiste » a naturellement heurté les « belles âmes », les « Tiers-mondistes » et les tenants de la « tolérance ». Son souci de simplification, ses raccourcis pédagogiques et ses innovations léxicales (par exemple, en langue soeur-carolienne, un « islamiste » est un musulman qui n’est pas d’accord avec Caroline Fourest ; ou encore : un « anti-laïque » est un laïque qui récuse sa conception théologique et intégriste de la laïcité et qui s’inquiète de l’exclusion des élèves voilées [12]) ont évidemment déplu aux coupeurs de cheveux (ou de voile) en quatre ; l’ébouissante simplicité de son message, l’exquise légèreté de son argumentation, son formidable sens de l’ellipse et ses inimitables pieds-de-nez aux canons académiques et aux règles du débat intellectuel ont bien entendu irrité les trissotins, les grincheux, les pisse-froids, les rabat-joie, les peine-à-jouir [13], les rats de bibliothèques et autres tâcherons de l’enquête ethnographique, bref : tous ceux qui se soucient davantage du véracité que de beauté et d’émotions fortes, et qui croient bêtement que c’est en collant au réel, en recueillant des données empiriques, en apportant des preuves, en élaborant des concepts, en entrant dans les détails et en cultivant les nuances qu’on écrit de beaux livres. C’est ainsi que, dans une tribune publiée par Le Monde et par Oumma.com, plusieurs sociologues spécialisés dans l’étude du « monde musulman », Bruno Etienne, Franck Fregosi, Vincent Geisser, Raphaël Liogier et Jean Baubérot, n’ont pas hésité à vilipender lâchement Sœur Caroline, en lui reprochant ce qui fait justement son génie : la « haine viscérale de la connaissance scientifique », le registre du « pamphlet », le « trafic des émotions et des peurs », l’usage des « raccourcis » [14] - bref : la maîtrise des effets dramatiques, le sens de l’ellipse, la capacité à jouer avec les archétypes et à s’adresser à l’imaginaire - en d’autres termes : la recherche inconditionnelle du beau et du sublime, par-delà le vrai et le faux, par delà le réel et l’irréel, par-delà le le bien et le mal ! [15]

Soeur Caroline canonisée

Mais heureusement, aux antipodes de cet « intégrisme scientifique » lourd de toutes les menaces contre la liberté de l’artiste, il s’est trouvé d’authentiques esthètes qui ont su rendre au dernier recueil de Sœur Caroline l’hommage qu’il méritait. Des esprits brillants et férus de littérature comme Arlette Chabot, Jean-Pierre Elkabbach, Laurent Joffrin et Jean-Michel Helvig [16] se sont réunis pour décerner à Sœur Caroline le « Prix du livre politique » de l’Assemblée Nationale. L’intellectuel progressiste Jean-Louis Debré s’en est réjoui, et il a chaleureusement félicité l’auteure. On trouve d’ailleurs sur le site de l’Assemblée Nationale des photos émouvantes de Sœur Caroline - métamorphosée pour l’occasion en Sœur Sourire - recevant son prix des mains de Frère Jean-Louis, avant d’échanger avec lui une amicale poignée de main. À Cette occasion, d’ailleurs, certains mauvais esprits n’ont pas pu s’empêcher de persifler. Sans doute jaloux de la fulgurante ascension de Sœur Caroline, d’aucuns ont soutenu que Jean-Louis Debré était ce que la droite parlementaire produisait de plus réactionnaire, de plus sexiste et de plus xénophobe. Que c’était lui qui, ministre de l’Intérieur en juillet 1996, avait envoyé les CRS fracasser les portes de l’Eglise Saint Bernard pour rafler les sans-papiers. Que c’est lui qui avait accéléré le rythme des expulsions forcées par charters. Que c’est lui qui, en 1997, avait fait durcir les lois Pasqua. Que c’est lui qui avait déclaré ceci :

« Est-ce que vous acceptez que des étrangers viennent chez vous, s’installent chez vous et se servent dans votre frigidaire ? Non, bien évidemment ! Eh bien c’est pareil pour la France. »

Mais le silence punit l’insolence, et la bave du crapaud tiers-mondiste, angéliste et islamo-gauchiste n’atteint pas la blanche Caro. Notre Sœur à tous et toutes ne s’est pas laissée déstabiliser par ces belles âmes qui ne comprennent rien à l’Art pour l’Art et qui croient sans doute que c’est avec des bons sentiments qu’on fait des bons livres ! Elle a su mettre de côté ses préférences partisanes (car, il faut le souligner, Sœur Caroline est tout de même de gauche) et apprécier à sa juste valeur

« le courage dont le président de l’Assemblée a fait preuve en me décernant ce prix, apportant par là-même publiquement un soutien clair à la laïcité et au combat que je mène, au péril de ma vie, contre la menace islamiste. »

Cette citation est naturellement un pastiche. Elle ne donne qu’une pâle copie de ce que peut produire l’audace et le génie créateur de Sœur Caroline, son penchant romantique pour le burlesque, le grotesque et le pittoresque, son goût pour la dérision et l’absurde... Nul doute que la véritable Sœur Caroline saura trouver des mots encore plus fantaisistes et envoûtants pour nous faire avaler cette formidable, incroyable, inimaginable et injustifiable connivence avec l’un des représentants les plus emblématiques du « racisme républicain ». Vite, Sœur Caroline, nous sommes toutes et tous impatients de lire ton prochain opuscule, Frère Jean-Louis et moi !

MRASC


Le MRASC est le Mouvement pour le Rassemblement des Amis de Soeur Caroline.

P.S.

Ce texte a été écrit le 25 mars 2006, à l’occasion de la remise du Prix du Livre politique de l’Assemblée Nationale à Sœur Caroline. Nous sommes depuis sans nouvelles du très attendu Frère Jean-Louis et moi. Les mauvaises langues font courir le bruit que Sœur Caroline traverse une panne d’inspiration. Selon une autre rumeur, moins malveillante, Soeur Caroline aurait renoncé à écrire Frère Jean-Louis et moi pour se consacrer à plein temps à un projet d’adaptation cinématographique et télévisée de L’Appel des douze. Sœur Caroline et Frère Bernard-Henri contre l’Axe du Mal, co-réalisé par Mohamed Sifaoui, Elie Chouraqui et Cyril Denvers. Enfin, on s’autorise à penser dans les milieux autorisés que Sœur Caroline pourrait défendre les couleurs du Parti Socialiste à l’élection présidentielle de 2022."
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Marcel
Invité



MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 5:42

Après la calomnie, l’intimidation, par le Collectif Les mots sont importants


"Quand Liliane Kandel et Caroline Fourest tentent de faire disparaître des textes qui les dérangent


Le texte qui suit raconte comment, à trois reprises, le groupe Prochoix a tenté de nous imposer de retirer de notre site des textes les concernant, en nous menaçant de poursuits en justice.
Nous espérions ne plus avoir à reparler de Caroline Fourest, de Fiammetta Venner et de leur revue Prochoix . Cette revue, dont nous partageons les combats contre le sexisme, l’homophobie et l’ordre moral, et à laquelle nous avions contribué en mai 2003 en publiant un article critiquant les politiques dites de " mixité sociale ", est entrée depuis l’été 2003 dans un combat acharné " contre le voile ", mais aussi contre les élèves voilées et contre toutes celles et ceux qui refusent de les exclure de l’école publique, combat qui les a amené à publier une série d’attaques contre notre collectif - et plus encore contre la personne de Pierre Tévanian, qui a eu, en décembre 2003 l’honneur d’un communiqué de Prochoix intitulé " Pierre Tévanian ou la gauche pro-voile ".

À chacune de ces attaques, nous avons réagi, en prenant garde toutefois de ne pas répondre à l’injure par l’injure, et en nous contentant d’apporter des faits qui réfutaient les accusations infondées qui nous étaient faites (en citant, par exemple, des textes où nous disions le contraire de ce que l’on nous faisait dire) .

Nous pensions l’affaire close, et la rupture consommée, lorsqu’en janvier dernier, nous avons reçu, à quelques jours d’intervalles (le 14 et le 20), deux courriers recommandés de " mise en demeure " (sic) nous demandant de " supprimer " (sic) toutes les mises au point que nous avions publiées. Ces deux courriers portaient l’en-tête " Prochoix " ; le premier était signé Liliane Kandel, et mentionnait le passage jugé par elle " diffamatoire " (un extrait de notre texte " Pieux mensonges ", en ligne sur ce site, faisant allusion à la reprise d’un de ses articles sur deux sites racistes d’extrême droite) ; l’autre était signé Caroline Fourest, rédactrice en chef de Prochoix, et parlait de passages " diffamatoires " ou " injurieux " dans chacun des six textes la mentionnant, mais sans citer aucun de ces passages.

Les deux courriers mentionnaient également le nom d’un cabinet d’avocat (le même dans les deux courriers : Maître Gaëtan Papazian), et nous menaçaient, si nos textes n’étaient pas " supprimés " dans un délais de quelques jours, de " donner à cette affaire les suites juridiques qu’elles méritent " [1].

Manifestement, " l’affaire " ne mérite pas de " suites juridiques " très poussées : nous n’avons supprimé aucun texte, et à l’issue de l’ultimatum qui nous était imposé, nous n’avons reçu aucune nouvelle ni de Liliane Kandel, ni de Caroline Fourest, ni de M. Gaëtan Papazian. Il faut se rendre à l’évidence : il s’agissait d’un coup de " bluff ", destiné à nous faire retirer des textes qui, s’ils ne tombent pas sous le coup de la loi, contiennent en revanche quelques vérités qui dérangent manifestement nos interlocutrices.

Cette stratégie d’ intimidation vient de se poursuivre : au bout de trois mois, M. Gaëtan Papazian nous a adressé un nouveau courrier recommandé qui, sans évoquer aucun grief précis contre aucun de nos textes, nous " met en demeure " de " mettre un terme définitif " à notre " agissement répréhensible et préjudiciable " à l’égard de ses clientes Caroline Fourest et Fiammetta Venner, et nous " somme " de " cesser toute publication, propos tendancieux et gravement injurieux " à leur égard. " À défaut ", ajoute-t-il, " et en cas de nouvel écart de votre part, je n’hésiterai pas à recourir à la voie contentieuse et à saisir les tribunaux compétents ".

Pour plus de précision sur l’enjeu de cette opération qui commence à ressembler à du " harcèlement judiciaire ", et afin de faire apparaître son absence de fondement, nous reproduisons ci-dessous deux courriers que nous avons écrits : le premier est la réponse que nous avons adressée en courrier recommandé à Liliane Kandel, auteure de la première lettre de menace ; le second est une lettre à Caroline Fourest, que nous n’avons finalement pas pris la peine de poster, considérant que nous n’avions pas à gaspiller des timbres pour répondre à ce qui ressemblait trop à une opération d’intimidation. Quant à M. Papazian, il pourra considérer la conclusion qui suit comme une réponse à son propre courrier.

Lettre à Liliane Kandel

Madame,

Ayant pris connaissance de votre courrier recommandé du 17 janvier 2004, je tiens à vous faire les remarques suivantes ;

1. les sites SOS France et SOS Occident ont effectivement repris votre article intitulé " Un foulard qui suscite d’étranges cécités ". Je vous joins les copies des pages internet en question, qui l’attestent.

2. le passage dans lequel j’évoque cette situation de fait vous met clairement à l’abris d’une quelconque accusation de connivence avec ces sites d’extrême droite : j’affirme que personne n’est comptable des lieux de publication de ses textes, dès lors qu’on n’a pas été consulté. Votre cas n’était évoqué que pour le démontrer, et pour démontrer que personne n’est à l’abri de telles accusations infondées.

Je ne " supprimerai " donc pas mon texte, comme m’y invite votre " mise en demeure ". J’ai décidé de procéder à une modification de détail, afin que mon texte reste exact dans les semaines et les mois à venir, quelles que soient les évolutions du contenu de ces sites, et notamment une fois votre texte retiré : je remplace " se trouve depuis sa parution en une " par cette formule plus simple : " a figuré sur ". Cette modification, cela dit, ne change rien quant au fond de mon propos : dans l’ancienne rédaction comme dans la nouvelle, il n’y a absolument rien qui vous porte atteinte, étant donnée ma remarque 2.

Il reste à se demander quel est le sens de votre lecture erronée de mon texte, et du ton comminatoire de votre courrier.

Veuillez agréer, Madame, l’expression de ma considération distinguée.

Pierre Tévanian

P.S. Pièces jointes : pages internet des sites "SOS France" et "SOS Occident" contenant l’article "Un foulard qui suscite d’étranges cécités" de Liliane Kandel. [2].

Lettre à Caroline Fourest

Madame,

J’accuse réception de votre courrier du 20/01/2004. Contrairement à ce que vous dites, les textes que vous évoquez ne sont ni " diffamatoires " ni " injurieux " ; ils ne contiennent pas non plus de " fausses citations ". Il n’y a donc pas de raison de les " supprimer ", comme vous me mettez " en demeure " de le faire.

Concernant les deux seuls griefs précis que vous formulez, je tiens à vous dire que

1. sur la mention que je fais de votre appartenance à la " bourgeoisie blanche " (dans le texte intitulé " Campus ou champ de bataille ? "), j’ai déjà répondu dans un texte précédent, en expliquant très clairement pourquoi la mention de ce fait ne doit pas être comprise comme une injure ou une insulte. Je vous y renvoie donc : il s’agit du point 29 du texte intitulé " ProChoix : le choix de la calomnie. Deuxième partie ", en ligne sur www.lmsi.net.

2. sur ce que vous appelez dans votre courrier " la volonté nette d’une campagne de décrédibilisation " de votre revue, volonté que vous croyez pouvoir déduire du " simple listing du menu " de notre site, vous n’êtes pas sans savoir que les cinq textes qui figurent dans ce " menu " et qui vous sont consacrés (sur plus de 230 textes publiés sur notre site) ne sont que des réponses à des propos désobligeants et non fondés que vous avez à chaque fois pris l’initiative de tenir à mon égard dans votre revue ou sur votre site ; par conséquent, on ne saurait y voir une quelconque " campagne ".

Plus précisément,

mon texte intitulé " Eclaircissements " (publié en deux parties) est comme son nom l’indique une mise au point écrite en réaction à un article de Caroline Fourest et Fiammetta Venner publié dans le n°25 de ProChoix (plus précisément , c’est une réaction à des reproches non-fondés et extrêmement désobligeants : complicité avec les " islamistes ", volonté d’occultation des violence sexistes en banlieue, " racisme différentialiste ") ;

mon texte intitulé " Pieux mensonges " est une mise au point écrite en réaction à un texte de la rédaction de Prochoix paru dans le n°26 de la revue (m’accusant sans raison de " procès d’intention en islamophobie " contre votre revue, et m’associant à l’UOIF sur la base d’informations tronquées) ;

enfin, mon texte intitulé " Prochoix : le choix de la calomnie " (publié en deux parties) est une mise au point écrite en réaction à la publication en décembre 2003 d’un communiqué de Prochoix intitulé " Pierre Tévanian ou la gauche provoile ", dans lequel j’ai relevé une trentaine de contre-vérités .

Il en va de même du texte de Xavier Ternisien, " Salir un homme ", que vous nous demandez également de " supprimer " : il s’agit d’ une réponse à des propos tenus par Caroline Fourest à son sujet dans le n°26 de la revue ProChoix.

Nous ne céderons donc pas à votre menace de procès : nous ne supprimerons aucun des six textes que vous nous demandez de supprimer. Cela étant dit, nous nous interrogeons sur le sens de ce courrier comminatoire , qui se substitue au débat d’idées ou à la réponse sur les faits.

Veuillez agréer, Madame, l’expression de ma considération distinguée.

Pierre Tévanian

Conclusion

Sans vouloir accorder trop d’importance à ces tentatives de " censure par la peur ", nous avons estimé qu’il était utile de rendre public le comportement de Liliane Kandel, Caroline Fourest et Gaëtan Papazian, afin de faire connaître les procédés singuliers auxquels ne répugnent pas de recourir des gens qui, bien entendu, disent lutter pour la démocratie, la liberté et l’égalité.

Nous sommes conscients que, de tels procédés ne faisant pas honneur à leurs auteurs, nous risquons, en les rendant publics, de porter à nouveau " préjudice " aux animatrices de la revue Prochoix. Mais avant de nous attaquer en justice pour ce " préjudice ", M. Papazian devrait prêter attention à ce détail qui, en la matière, a son importance : nous ne faisons, depuis le début que répondre à des attaques, nous ne le faisons qu’en rendant publics des faits vrais, qui ne concernent pas la vie privée de quiconque, et nous restons par conséquent dans les limites de la liberté d’expression telles que les fixe la loi. Il n’est pas certain que ce soit le cas de tout ce que Caroline Fourest et Fiammetta Venner ont publié sur le compte de Pierre Tévanian."

Collectif Les mots sont importants

28 avril 2004
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Marcel
Invité



MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 5:54

Une campagne honteuse, par Dhaouia Assoul, Djamila Bechoua, Anne-Charlotte Dommartin et Monette Guyard


"À propos d’une campagne diffamatoire menée contre l’Institut du Monde arabe par le site internet “ Prochoix ”


Le témoignage qui suit fait référence à débat organisé à l’Institut du Monde arabe. Nous étions présents à ce débat, et nous pouvons donc certifier que ls choses se sont bien passées comme le disent Dhaouia Assoul, Djamila Bechoua, Anne-Charlotte Dommartin et Monette Guyard. Nous avons donc accepté de publier ce témoignage, auquel nous nous associons.
Nous, sous-signées, ayant assisté au “ Café littéraire ” du 31 mars, qui accueillait Caroline Fourest et Fiammetta Venner pour échanger autour de leur livre Tirs croisés, tenons à réagir à la campagne odieuse que les deux auteures mènent sur leur site internet “ Prochoix ” contre l’institution qui les a invitées, sous prétexte que cette invitation a été l’occasion d’une mise en cause de leur travail par plusieurs personnes du public.

Selon les versions de Tewfik Allal, Jean-François Chalot et Fiammetta Venner, actuellement diffusés par le site Prochoix, les deux auteures ont subi, de la part d’un “ petit commando ”, des “ attaques ” d’une “ agressivité rare ”, des “ invectives ”, des “ violences ”, des “ véritables menaces physiques ”, au point que les deux auteures ont “ dû sortir sous escorte policière ”. Il y aurait eu aussi des “ injures racistes , sexistes et homophobes ”. Nous tenons à affirmer très clairement que chacune de ces allégations est fausse.

L’Institut du Monde Arabe a déjà réagi, en publiant le 7 avril 2004 un communiqué qui démentait formellement les accusations extrêmement graves figurant dans les textes de Tewfik Allal, Jean-François Chalot et Fiammetta Venner. Dans ce communiqué de l’IMA, on peut lire notamment cette mise au point :

“ Les débats du 31 mars ont pu déplaire aux auteurs de Tirs croisés car elles se sont trouvées face à un public au fait des débats sur l’islam et les islamismes et qui les a interrogées ou, pour certains, critiquées sur le fond de leur ouvrage. Si certains membres du public se sont exprimés avec fougue et ont exprimé leur irritation, l’IMA ne peut accepter que soit suggéré dans la presse que Mmes C. Fourest et F. Venner aient été physiquement prises à partie ou menacées. L’Institut du monde arabe, lieu de débats et de dialogue ouvert à tous, et accueille et continuera d’accueillir ses invités, fidèle à sa tradition d’hospitalité, tout en permettant au public d’exprimer ses convictions en toute liberté et sérénité. ”

Étant donnée la gravité des accusations colportées par le site Prochoix, nous tenons, en tant qu’habituées des cafés littéraires de l’IMA, présentes le 31 mars, à appuyer cette mise au point de l’IMA par notre témoignage. Nous nous demandons s’il s’agit d’un délire ou si les auteurs de telles contre-vérités mentent délibérément et froidement, mais en tout état de cause nous certifions qu’il n’y a eu dans ce débat ni injure, ni insulte, ni attaque personnelle, ni menace, ni intimidation. Les critiques ont certes été vives, mais elles visaient des passages du livre des deux auteures invitées, qui ont été cités, le plus souvent en indiquant les pages en question. La personne de Caroline Fourest et celle de Fiammetta Venner n’ont à aucun moment été mises en cause, plusieurs intervenants prenant même la peine de distinguer entre les intentions, louables, des deux auteures, et les effets pervers de leurs écrits, qui pouvaient leur avoir échappé.

Les versions diffusées par le site Prochoix parlent d’un “ débat piégé ”, et même d’un “ traquenard ”, organisé par le modérateur du débat, Badr-Eddine Arodaky. Celui-ci aurait été “ incroyablement grossier ”, il aurait mené les débats de manière “ particulièrement infecte ”, en “ donnant le signal d’une agression soigneusement préparée ”. Rien dans ce que nous avons pu voir ce soir-là n’étaye une telle accusation, qui relève selon nous de l’injure gratuite et de la théorie du complot : il se trouve simplement que le livre des deux auteures a été critiqué vivement par de nombreuses personnes présentes, ce dont les deux auteures ou leurs supporters auteurs des communiqués mensongers n’ont peut-être pas l’habitude. Il est compréhensible de mal le prendre, mais il est peu adulte d’interpréter toute expérience désagréable comme un piège tendu par des gens méchants ou malveillants ; c’est aussi et surtout insultant pour l’organisateur du débat, Badr-Eddine Arodaky, qui a fait aux deux auteures l’honneur de les inviter à l’IMA, en leur proposant, après chaque série d’interventions de la salle, tout le temps qu’elles désiraient pour répondre. Nous tenons à préciser que ce déroulement, alternant des prises de paroles de la salle et des réponses des auteurs invités, est celui qui a toujours eu lieu lors des précédents “ cafés littéraires ” de l’IMA auxquels nous avons pu assister, et que tous les auteurs invités ont toujours accepté . Nous tenons aussi, face aux accusations qui lui sont faites, à souligner que Badr-Eddine Arodaky est resté courtois tout au long de la soirée. Que Caroline Fourest et Fiammetta Venner n’aient pas voulu utiliser le temps de parole qui leur était laissé est leur choix, mais cela ne leur donne pas le droit de parler de “ piège ”, et de lancer à la légère les accusations les plus graves.

Plus grave : dans l’un des textes publiés sur le site Prochoix, Tewfik Allal parle d’une “ véritable séance de “lapidation” ”, et il assume cette comparaison en ajoutant que “ la haine, la violence et l’obscurantisme ” des critiques des deux auteures “ n’avaient rien à envier aux pierres que l’on jette sur ceux ou celles qui ont “ péché”. Pour nous, cette comparaison, qui banalise complètement l’horreur de la lapidation, est indécente, et insultante pour toutes les femmes qui ont eu à subir réellement ce châtiment barbare. Que les animatrices de ProChoix acceptent sur leur propre site cet amalgame en dit long sur l’attention excessive qu’elles semblent se porter à elles même, et le peu d’égard qu’elles ont pour les femmes qui, de part le monde, sont réellement victimes des formes les plus brutales de violence sexiste.

Les trois textes diffusés par le site Prochoix reprochent également au public d’avoir “ attaqué ” les deux auteures sur la base de citations “ fausses ” ou “ tronquées ”. Pour qu’on puisse croire cette assertion, il aurait fallu que les deux auteures usent du temps de parole qui leur était accordé pour répondre, en reprenant les passages cités par les personnes qui les avaient mentionnés ; cela leur était d’autant plus facile que ces personnes ont lu les passages en cause, et ont cité le numéro des pages en question, en laissant aux deux auteures le temps de les noter. Dans ces conditions, il est un peu trop commode d’invoquer la parade bien connue des “ citations tronquées ”. Une telle parade n’est pertinente que lorsque le “ tronquage ” est débusqué, citations à l’appui.

Jean François Chalot prétend dans sa version que " les accusateurs pouvaient mentir et faire de fausses citations du livre sans être contredits ". C’est absolument faux : nous le répétons, un temps était laissé aux deux auteures après chaque série de questions de la salle, durant lequel elles auraient très bien pu répondre, et apporter les éléments qu’elles jugeaient nécessaires sur les citations qu’elles estimaient tronquées ou fausses ; elles ont malheureusement refusé de le faire. La seule impression qui demeure est donc que des extraits ont été lus, des pages mentionnées, sans que les auteures ne trouvent quoi que ce soit à objecter pour en démontrer la fausseté, ou la lecture partiale.

Selon le texte de Tewfik Allal, les choses sont plus simples encore : “ les deux auteurs n’avaient pas droit à la parole ” . C’est tout simplement faux : dès le début du débat, les règles du jeu ont été explicitées : questions de la salle, puis un temps laissé aux deux auteures pour répondre. Si ces deux auteures n’ont que très peu parlé, c’est que lorsqu’est venu leur tour de parole, elles ont refusé purement et simplement de répondre. C’est donc une singulière inversion que de faire passer le faux-bond que les deux auteures ont fait à l’organisateur comme une injustice ou une violence dont elles auraient été les victimes.

Les deux auteures auraient également été accusées “ de tous les maux, en particulier celui d’“ islamophobie ” (selon Tewfik Allal). Nous le répétons : aucune accusation personnelle n’a visé les deux auteures ; seuls des passages précis de leur livre ont été critiqués. Parmi ces critiques, il y a eu la critique d’une de leurs thèses, selon laquelle il ne faut pas employer le mot islamophobie (thèse sur laquelle les deux auteures ont d’ailleurs pris le temps de s’expliquer). Mais à aucun moment les deux auteures ont été accusées d’être elles mêmes islamophobes.

Tewfik Allal écrit qu’ “ on s’est aperçu qu’on avait affaire à des partisans du Hezbollah libanais ” ; il se base pour l’affirmer sur le fait qu’ “ un des participants était l’ex-correspondant en France de la chaîne El-Manar ”. Jean-François Chalot va plus loin dans le délire encore en affirmant que “ la plupart des gens dans la salle étaient des partisans du Hezbollah ". Quant à Fiammetta Venner, elle conclut, dans un raccourci ahurissant, à une “ connivence du représentant de l’Institut du monde arabe avec le Hezbollah ”. Nous témoignons que tout cela est faux et grotesque : l’un des intervenants de la salle s’est effectivement présenté comme l’ex-correspondant de la chaine Al Manar, mais cela n’autorise personne à associer la quinzaine de personnes ayant critiqué vivement les deux auteures, sur toutes sortes de thèmes, au mouvement Hezbollah. Aucune de ces quinze personnes n’a manifesté une quelconque connivence avec ce mouvement, qui n’était pas le sujet de leurs interventions. Nous sommes ici encore dans des conjectures qui se trouvent être absolument infondées, si nous en jugeons à la personnalité de ceux des intervenants que nous connaissons.

Cet amalgame (qui revient à dire : "tous ceux qui nous critiquent sont forcément du Hezbollah") nous interroge : s’agit-il d’une simple mauvaise foi commode pour éviter d’affronter la critique, ou bien n’y a-t-il pas là une forme de racisme ? Cette question, nous la posons au moins à l’un des auteurs des textes calomnieux publiés sur le site Prochoix : Jean-François Chalot. Ce dernier parle en effet d’un " jeu de massacre, auquel participaient des islamistes, mais aussi notre islamo-gauchiste préféré : Pierre Tévanian". La question que nous posons à ce M. Chalot est la suivante : à quoi se reconnaît un islamiste ? À ses propos, dira-t-on. Certes, mais il se trouve en l’occurrence qu’ à part un intervenant, qui s’est présenté comme l’ex- correspondant de la chaîne du Hezbollah, aucune personne présente n’a manifesté une quelconque sympathie ou appartenance à un mouvement islamiste ; personne n’a même invoqué l’Islam ni ne s’est présenté comme musulman, à l’exception d’une jeune femme portant le voile. Il reste donc une bonne dizaine de personnes qui ont formulé des critiques diverses sur le livre des deux invitées, et que M. Chalot ne présume “ islamistes ” que sur la base de leur faciès, un peu plus mat que le sien. Nous sommes ici dans des a priori qui relèvent du racisme. Le fait que Pierre Tévanian ne soit pas assimilé à ces islamistes, mais stigmatisé plutôt comme “ islamo-gauchiste ”, est d’ailleurs révélateur : étant davantage “ blanc de peau ”, il ne saurait être coupable d’islamisme ; on se contentera donc d’en faire un “ islamo-gauchiste”." ... Suite au prochain post
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Marcel
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MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 5:54

"Il est par ailleurs fait état d’une diffusion sur la chaîne Al Manar d’un feuilleton inspiré d’un livre antisémite se présentant comme un “ document ” émanant d’un groupe occulte de Juifs conspirant pour dominer le monde : le Protocole des sages de Sion. Nous ignorons si cette assertion est vraie, mais nous pouvons témoigner du fait que le journaliste d’Al Manar présent le 31 mars a évoqué Les Protocoles des sages de Sion, mais pour dire qu’il s’agissait d’un faux, et que les pays arabes n’avaient “ pas besoin de Pierre-André Taguieff pour le savoir ”. Il a par ailleurs contesté le fait qu’il était un best-seller dans les pays arabes en précisant qu’il l’avait été dans le passé au moment où il l’était également en France et en Russie. Fiammetta Venner a répondu alors qu’elle trouvait cet intervenant très informé et qu’elle avait peut-être été trompée sur la question. Elle a suggéré alors qu’elle était prête à l’écouter plus amplement.

Autre mensonge : Tewfik Allal affirme que “ les partis islamistes ont été présentés comme des libérateurs, ce qui a provoqué la fureur d’un Algérien ulcéré qu’ on puisse défendre des égorgeurs ”. Là encore nous sommes dans la caricature : personne n’a dit cela ; une personne a dit de certains courants islamistes, et non de tous, qu’ils étaient des mouvements de libération. Il évoquait expressément des mouvements comme le Hezbollah, qui ont participé à la libération du Liban et sont impliqués dans la résistance du peuple palestinien. Et lorsque “ l’Algérien ” dont parle Tewfik Allal a exprimé sa “ fureur ”, cette personne lui a répondu qu’il se méprenait, car il n’avait pour sa part pas parlé de l’Algérie, ni des mouvements islamistes algériens.

Les versions diffusées par Prochoix affirment aussi qu’un jeune représentant de l’Association des Arabes athées s’est fait traité de “ suceur ” . Le problème est que personne, ni parmi les organisateurs, ni dans le public, n’a entendu de tels propos, hormis Caroline Fourest. Celle-ci a en effet évoqué de tels propos au moment où elle devait répondre aux diverses critiques qui lui avaient été adressées, mais elle est malheureusement la seule personne à l’avoir entendu, et elle a dit cela une fois que les personnes qu’elle accusait avaient quitté la salle. Cette accusation a d’ailleurs provoqué la colère d’une personne scandalisée qu’une telle procédure puisse être utilisée pour éviter de répondre aux questions alors qu’elle avait la parole pour s’exprimer sur le fond du sujet.

Parmi les autres propos scandaleux imputés à “ la salle ”, il y a, dans la version de Fiammetta Venner, les propos suivants : il aurait été dit “ qu’Al Qaïda est un groupe insignifiant, que les frères musulmans était un parti de libération populaire ou encore que les partisans de deux états, un état palestinien et un État israélien étaient "à la solde de l’état major israélien ”. Nous certifions qu’aucun de ces trois propos n’a été tenu. D’Al Qaïda, il a été dit qu’il s’agissait du groupe islamiste le plus dangereux, et qu’il ne pouvait pas être amalgamé avec d’autres mouvements islamistes qui n’ont rien à voir avec lui, et qui peuvent même lui être antagonistes ; il a été dit que certains groupes islamistes pouvaient avoir été à des moments de leur histoire des mouvements de libération populaire, mais ce ne sont pas les Frères musulmans qui ont été pris comme exemple, mais le Hezbollah. Enfin, personne n’a été accusé d’être “ à la solde ” de l’État-major israélien. Les deux intervenants qui ont reproché à certaines phrases du livre des deux auteures leur proximité idéologique avec la propagande de Sharon ont bien pris la peine de prendre acte de la bonne foi des auteures et de leurs pétitions de principe pour une paix juste au Moyen-orient, et de ne pas placer leur critique sur le terrain de l’accusation personnelle d’être “ à la solde de ”. L’un d’entre eux a même conclu en expliquant aux deux auteures qu’il ne doutait pas de leur bonne foi, et en leur conseillant de “ faire attention à ne pas être instrumentalisées ”.

Autres propos fictifs : selon Jean François Chalot, un intervenant aurait déclaré : " il n’y a pas d’intégristes en Islam, les islamistes sont des libérateurs". Rien de tel n’a été dit. La personne dont parle M. Chalot a précisément tenu un discours qui disqualifie d’emblée ce type de propos généralisateurs : il a dit que l’islamisme prend des formes très diverses suivant les contextes sociaux et politiques, et que certains mouvements islamistes peuvent être des mouvements de libération (comme le Hezbollah lors de la guerre du Liban), puis devenir un parti politique jouant le jeu démocratique (comme le Hezbollah dans le Liban d’aujourd’hui), tandis que d’autres sont vraiment dangereux (comme Al Quaida).

Enfin, selon Jean-François Chalot et Tewfik Allal, des gens de la salle auraient “ exigé des auteures qu’elles s’excusent pour avoir critiqué Tariq Ramadan puis les Frères musulmans ". C’est absolument faux : personne n’a exigé d’excuses de la part des auteures sur une quelconque de leurs thèses ; et personne n’a même reproché aux deux auteures de critiquer Tariq Ramadan. En revanche, un chercheur, membre de la revue d’études palestiniennes , qui s’est déclaré solidaire du combat des deux auteures contre le sexisme et l’homophobie, leur a ensuite reproché d’écrire des choses fausses sur Tariq Ramadan. Ce n’est absolument pas de l’avoir critiqué qui leur a été reproché, mais de l’avoir fait de manière grossière et peu rigoureuse.

En revanche, il y a bien eu une demande d’excuse, à la fin des débats, mais elle avait trait au comportement des deux auteures lors de ce débat, et non au contenu de leur livre : une personne du public qui avait, en des termes vifs mais respectueux des personnes, critiqué certaines thèses de leur livre, en citant plusieurs passages du livre, s’est vu, pour toute réponse, accusé par Caroline Fourest de l’avoir menacée physiquement . Cette accusation a suscité un tollé dans la salle, personne n’ayant entendu ou vu un quelconque commencement de menace de la part de cet homme, comme du reste de la part de quiconque. Cet homme a alors exigé de Caroline Fourest qu’ elle s’excuse et qu’elle retire ce qu’elle avait dit, avant que le débat ne reprenne. Il l’ a fait de sa place, au milieu du public, sans esquisser le moindre geste en direction de Caroline Fourest.

Pour conclure, nous sommes choquées à plus d’un titre. D’abord par ce que nous avons vu le 31 mars : deux auteures qui, pour la première fois dans un " café littéraire " de l’IMA, refusent de jouer le jeu des “ questions-réponses ”, coupant la parole à l’organisateur lorsqu’il formulait sa première critique, l’accusant de n’avoir pas lu leur livre puisque son exemplaire n’était pas abîmé, interrompant tous les intervenants dès que leur propos commençait à devenir critique, en les sommant de décliner leur identité, et enfin refusant de répondre aux questions qui leur avaient été posées, et lançant des accusations calomnieuses . Au-delà de cette incorrection, nous sommes révoltées par les suites que le site Prochoix donne à cet épisode : des accusations gravissimes sont lancées contre un homme (Badr-Eddine Arodaky), une institution (l’Institut du Monde arabe) et son public (qualifié d’islamiste radical dès lors qu’il n’est pas blanc de peau et qu’il ne partage pas le point de vue de Caroline Fourest et Fiammetta Venner).

Nous ne savons comment conclure, nous nous contenterons de dire que tout cela est lamentable, et que nous tenions à rétablir la vérité."

28 avril 2004

Dhaouia Assoul, Djamila Bechoua, Anne-Charlotte Dommartin et Monette Guyard sont des habituées du café littéraire de l’Institut du Monde Arabe
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Marcel
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MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 5:57

Salir un homme, par Xavier Ternisien


Que se passe-t-il à ProChoix ?


"Xavier Ternisien, journaliste au Monde, réagit ici aux attaques dont il est victime de la part de Caroline Fourest dans le numéro 26 de la revue ProChoix, et qui se fondent sur des "informations" pour le moins douteuses.
Face aux attaques dont je suis l’objet depuis un peu plus d’un an, j’ai pris jusqu’ici le parti de rire. Qu’importe si toutes les semaines, dans Marianne, Jean-François Kahn me taxe de "communautarisme". Qu’importe si Jack-Alain Léger, auteur de Tartuffe fait ramadan, me qualifie de "calomniateur compulsif" et autres joyeusetés. Qu’importe si le couple Pierre-Patrick et Jeanne-Hélène Kaltenbach m’accuse de "manipuler" le président de la Fédération protestante de France, Jean-Arnold de Clermont lui-même. J’en passe et des meilleures. Ma seule réponse à ces attaques a été mon travail : "Une seule ligne, la ligne de chemin de fer", disait Albert Londres. Beaucoup de ceux qui me calomnient pillent allègrement mes enquêtes sur l’islam, souvent sans me citer. C’est peut-être ma meilleure revanche.

Jusqu’ici, donc, je n’ai rien dit. Jusqu’à ce que je découvre le dernier numéro de la revue Pro-Choix. Jusqu’à ce que je tombe sur un article signé de Caroline Fourest et intitulé "Le Monde à l’envers. A propos des convictions anti-laïques diffusées par H. Tincq et X. Ternisien". Il y aurait beaucoup à dire sur le peu de sérieux de cette enquête à charge. On sourit des erreurs, qui feraient honte à un étudiant en première année de journalisme. Non, René Rémond n’est pas protestant, mais catholique. Fouad Alaoui n’est pas président, mais secrétaire général de l’UOIF. Aucune enquête de terrain, des approximations. Leïla Babès est même décrite comme "théologienne", ce qui fait rire beaucoup de monde...

Je m’amuse de lire qu’il m’est imputé de soutenir Tariq Ramadan, au détriment de l’imam de Bordeaux, Tareq Oubrou. Michèle Tribalat dit exactement le contraire, elle qui m’accuse d’avoir Tareq Oubrou pour "chouchou". Je suggère une commission d’arbitrage sur ce point, pour départager Caroline Fourest et Michèle Tribalat...

Je n’ai même pas envie de dénoncer le procès d’intention, les citations tronquées, les montages, les silences... Pourquoi présenter dans un intertitre la formule "les ayatollahs de la laïcité" comme venant de moi, alors que c’est une citation du père de Lila et Alma Lévy ? Le reste est à l’avenant.

Il y a plus grave. Caroline Fourest affirme tranquillement que je suis un "ancien séminariste" (page 43). D’où tient-elle cette information fausse ? Seuls deux sites ont diffusé sur moi un article abject, intitulé "Xavier Ternisien et ses amitiés particulières". Il s’agit de sos-racaille, un site raciste d’extrême droite qui dénonçait "les bougnoules" à longueur de page ; l’autre site est cpiaj.fr.fm, qui existe toujours et compare les arabes à "des déchets", qu’il faut "faire partir en fumée noire".

Que disait cette ignominie ? Je ne souhaitais pas descendre dans ces bas-fonds, mais la mise en cause de Mme Fourest m’oblige à le faire. Je précise que deux plaintes en diffamation avec constitution de partie civile ont été déposées contre ces sites racistes et extrémistes. Je cite donc, en me pinçant le nez : "Ternisien est un ancien séminariste jésuite, défroqué pour raison de mœurs inquiétantes au sein d’une abbaye de province. Les responsables lui conseillent alors vivement de se retirer ailleurs afin que le scandale, impliquant un autre jeune prêtre, n’éclate et ne salisse l’ensemble de la communauté."

Pour résumer le reste de l’article, je serais pédophile et je participerais à des ballets bleus avec Tariq Ramadan à Genève.

Est-ce sur ces sites que Mme Fourest, et donc Pro-Choix, prend ses informations ? Je rougis d’avoir à démentir ces salissures : Non, Madame Fourest, je n’ai jamais été séminariste, ni jésuite, ni défroqué - pas plus d’ailleurs que je ne suis pédophile ou que je ne couche avec Tariq Ramadan. Un simple coup de fil, une enquête rapide auraient suffit à vérifier cette information absurde. Au lieu de cela, on a préféré salir.

Il convient ici de rapprocher la phrase de Mme Fourest avec l’article ignoble que je viens de citer :

Caroline Fourest : "Autant cet ancien séminariste peut se montrer critique envers l’intégrisme chrétien, autant certains de ses écrits sont ambigus face au fondamentalisme musulman"

SOS-Racailles : "De cette vocation contrariée, Ternisien gardera toujours une certaine rancœur contre l’Eglise ainsi que, d’une manière générale, contre tout ce que l’occident judéo-chrétien peut représenter, ce qui le conduira à fréquenter toutes les mouvances ennemies des valeurs judéo-chrétiennes ainsi que nous le verrons plus loin."

L’argumentation est la même : je serais hostile à l’intégrisme catholique, parce que j’aurais été renvoyé du séminaire...

Cette mise en cause ignoble conduit à s’interroger sur les orientations de Pro-Choix. Pourquoi Mme Fourest s’acharne-t-elle à prendre la défense de Rachid Kaci : il est simplement "de droite", se contente-t-elle d’indiquer. Passant sous silence le fait que M. Kaci tient un discours de droite dure, qui se situe à la droite de l’UMP. Faisant mine d’ignorer que Rachid Kaci participait, en 2000, à un banquet de l’Action française.

Cachant soigneusement enfin que Rachid Kaci est l’un des meilleurs soutiens d’Alexandre Del Valle, dont il a préfacé le dernier livre, Le totalitarisme islamiste. Plusieurs enquêtes fouillées ont montré clairement qui était Del Valle. Auteur venu de l’extrême droite, il exposait ses livres au salon du Front national à Toulon, en 1998. Dans l’un de ces articles il compare l’immigration à " un processus de colonisation de peuplement", "une véritable guerre de conquête, une invasion déguisée ".

Que se passe-t-il à Pro-Choix ?

Xavier Ternisien

mardi 23 décembre 2003



Post-Scriptum

Ce texte a également été mis en ligne sur le site Oumma.com, et il a suscité une réponse de la revue ProChoix (consultable sur le site de la revue : http://prochoix.org), disqualifiant le propos de Xavier Ternisien en qualifiant le site Oumma.com de « site ouvertement islamiste et pro-Ramadan ».

La rédaction de ce site a réagi par un communiqué dont voici l’essentiel :

"Visiblement à court d’arguments, ProChoix a sorti de son chapeau le mot magique « islamiste », censé susciter immédiatement chez le lecteur le terrifiant amalgame entre islam et terroriste. Cette accusation risible est d’autant plus surprenante de la part de ProChoix qu’une des animatrices de cette revue, Fiammetta VENNER, a rencontré un des membres du site oumma.com, Saïd Branine, et s’est entretenu avec lui à plusieurs reprises au téléphone. Mme VENNER lui a par la suite remis un exemplaire de son ouvrage, écrit en commun avec Caroline FOUREST "TIRS CROISÉS, La laïcité à l’épreuve des intégrismes juif, chrétien et musulman", au cours d’une rencontre d’une grande courtoisie. En accord avec Fiammetta VENNER, qui était particulièrement enthousiaste, il a été convenu de faire paraître un compte rendu du livre sur oumma.com, ainsi qu’un entretien de Fiammetta VENNER sur OummaTV. A cette date, Oumma.com n’était pas considéré comme "islamiste" par Pro-Choix ! La question est de savoir si, pour les responsables de ProChoix, Oumma devient subitement un site "islamiste", dès lors que la promotion de leur ouvrage n’y est pas relayée comme elles le souhaitent..."
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Marcel
Invité



MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 6:06

Mensonges et dérobades de Caroline Fourest et quelques autres réflexions...
Par Tariq Ramadan
vendredi 29 octobre 2004


"C’est le magazine L’Express qui a obtenu l’exclusivité de l’annonce et de la présentation du livre de Caroline Fourest, Frère Tariq. La publication du livre a non seulement fait la Une mais ce ne sont pas moins de huit pages qui lui sont offertes, avec une interview aux questions faussement objectives et des extraits qui sont présentés avec des annotations qui prouveraient que Caroline Fourest a bien lu et qu’il s’agit là d’un travail scrupuleux et honnête. Caroline Fourest est d’ailleurs présentée comme une « journaliste d’investigation » (donc neutre) et « féministe » (dont l’engagement est forcément noble). Aucune prise de distance de la part du magazine, aucune manifestation de prudence qu’exigerait le minimum de déontologie... Ces dernières années, l’Express, quant à son traitement de l’islam et de la réalité des Français de confession musulmane, va vraiment de plus en plus mal...

La formidable campagne médiatique qui s’est abattue sur moi en France a commencé après la publication de mon texte sur les (nouveaux) intellectuels communautaires. Depuis, on n’a point cessé la critique et tous les moyens ont été bons pour chercher à me diaboliser. Le livre Frère Tariq vient poursuivre cette campagne, et Caroline Fourest est non pas seulement « une journaliste d’investigation », mais également une militante de longue date pour qui toute critique de la politique israélienne est en fait de l’antisémitisme. Proche de Pascal Bruckner, protégée de Bernard-Henri Lévy, elle est l’auteure d’un pamphlet qui est tout sauf une étude sérieuse : le mensonge le dispute à la citation tronquée ; le raisonnement construit de toutes pièces n’a d’égal que l’approximation et les erreurs de dates, de noms, de lieux et de personnes. Une honte... et les Éditions Grasset qui osent publier une pareille « enquête » (romanenquête idéologique ?) se déshonorent...

Les exemples de distorsions transpirent à chaque page et nous n’en prendrons que trois.

• Caroline Fourest affirme que j’ai fait interdire la pièce Mahomet, de Voltaire, en 1993, ce qui est un mensonge éhonté. Le conseiller administratif de la ville de Genève, M. Alain Vaissade, a pris cette décision en juin 1993, alors que j’étais depuis plusieurs mois en Égypte (je ne suis revenu qu’en août...). M. Vaissade a publiquement affirmé à la Radio suisse romande qu’il avait lui-même pris cette décision et qu’il ne m’avait ni vu ni consulté sur cette question.

• Par ailleurs, l’auteure construit des raisonnements en utilisant de courtes citations de trois mots pour faire croire que c’est moi qui parle. Elle ne va pas jusqu’au bout de mes raisonnements. Je dis, par exemple, aux musulmans qu’il serait légitime de se battre si on nous empêchait de pratiquer les piliers de l’islam. Caroline Fourest coupe mon raisonnement et insiste sur le fait que j’encourage les musulmans à lutter contre nos Constitutions quand elles ne respectent pas l’islam. Elle omet de citer la suite, où j’affirme que toutes les Constitutions européennes respectent les piliers de l’islam. Il est donc tout à fait possible d’être Français et musulman. Ce genre de déformations est plus la règle que l’exception.

• Dernier exemple : le cinéma. J’ai toujours soutenu que le cinéma n’était pas interdit en islam et qu’il appartenait à chacun de faire son choix et d’être sélectif : tout n’est pas bon dans le cinéma et il est évident que je fais allusion à la violence, à la pornographie ou encore à ces films de « grandes industries » abrutissants. Caroline Fourest interprète ces réserves comme des attaques contre le cinéma, que, à la manière des talibans, j’interdirais forcément en pays majoritairement musulman.

Tout le livre est à l’avenant : un édifice mensonger produit par un esprit profondément malhonnête. Cela suffit, je n’accorderai pas plus d’attention à ces quatre cents pages qui sont une insulte à la pensée, à la probité et qui n’ont qu’une seule fonction : noircir et répandre la peur. L’avenir montrera assez vite qu’entre Caroline Fourest et moi-même c’est elle et ses collègues qui sont le véritable danger, qui entretiennent la peur, poussent au repli communautaire et pervertissent le débat, qu’ils ne conçoivent que comme un monologue dont ils imposent les termes et les conditions.

Caroline Fourest a été invitée par la Télévision suisse romande (TSR) pour venir débattre de son livre en face à face. Sa maison d’édition a d’abord prétendu qu’elle ne pouvait se rendre à Genève « pour des raisons de sécurité »... Cela fait sourire. Le duplex était envisagé. Puis une réponse étrange était apportée en conclusion : le plan médias de Caroline Fourest ne lui permettait pas de participer au débat. Est-ce si étonnant au fond ? L’imposture est telle qu’elle ne peut soutenir la confrontation. Et puis elle nous ramène à la sagesse : la seule réponse à l’indigne est désormais de l’ignorer, quelle que soit la publicité que les médias donneront à ces pages.

Lionel Favrot, l’auteur de Tariq Ramadan dévoilé et journaliste à Lyon Mag (qui a été condamné pour diffamation à mon égard) est venu à l’émission. Pour l’essentiel, on trouve dans son livre les mêmes arguments, les mêmes exemples et les mêmes thèses que ceux de Caroline Fourest. La même malhonnêteté. Ils auraient sans doute pu écrire un livre à deux... mais il est vrai que « Tariq Ramadan fait vendre aujourd’hui » ! Avec la malhonnêteté, on doit sans doute ne pas négliger l’argument pécuniaire pour comprendre les motivations de cette folle campagne médiatique. Celles et ceux qui le veulent pourront se rendre sur le site de la TSR (http://infrarouge.tsr.ch) pour voir l’émission... triste spectacle d’un homme, d’un « journaliste d’investigation », approximatif, menteur et surtout imposteur. Je n’insiste pas.

Un petit mot encore. Le journaliste Darmon, d’Antenne 2, vient d’écrire un livre sur Nicolas Sarkozy : Sarko Star. On y apprend que Nicolas Sarkozy, quelques heures avant notre émission en novembre dernier, rassurait Bernard-Henri Lévy et lui promettait d’être dur avec moi. La stratégie générale, nous apprend-on, était méticuleusement pensée et planifiée entre la discussion « dure » sur la lapidation et la proposition plus ouverte du bandana. Ceux qui avaient des doutes sur la réalité d’une mise en scène peu noble doivent réviser leur jugement. Ce doit être aussi le cas de ceux qui refusent de voir les manœuvres politiciennes de celui qui se présente comme « l’ami des musulmans » et qui fait aujourd’hui une série de propositions, dont la surprenante idée de revisiter la loi de 1905. Officiellement, pour permettre à l’islam français de s’épanouir et à chaque grande ville d’avoir sa mosquée... À moins que ce ne soit pour mieux contrôler les musulmans, les surveiller et les transformer en un vivier électoral docile à l’horizon des élections.

La tradition laïque française est chaque jour un peu plus trahie au nom, nous dit-on, de la laïcité elle-même et de l’unité de la République. Il appartient aux Français de confession musulmane de dire avec détermination qu’avant de penser à la réformer il conviendrait que la loi de 1905 soit appliquée de façon stricte et égalitaire à l’endroit de tous les cultes ; que les musulmans n’ont pas à être traités de façon singulière, mis sous tutelle, et « accompagnés » de façon paternaliste, et à coup d’actions symboliques (« le préfet musulman »), vers la citoyenneté et l’installation durable et définitive de « l’islam français ».

Celui qui est capable de telles manipulations médiatiques peut aussi être capable des manipulations politiciennes les plus sournoises. L’« ami des musulmans » est surtout l’ami de leur vote... et tout semble permis pour parvenir à ses fins. Les organisations musulmanes qui feront semblant de négliger la réalité du second terme de la proposition, en trompant les musulmans sur la fausseté du premier, auront une responsabilité majeure quant à l’avenir.

Pour le dire simplement, et sur un plan plus général, on ne peut pas vouloir, d’un côté, rassurer et satisfaire Bernard-Henri Lévy et ceux qui défendent ses positions (tellement nombreux dans l’entourage politique de Nicolas Sarkozy) et, d’un autre côté, respecter fondamentalement les citoyens de confession musulmane. Pourquoi ? Parce les premiers abhorrent et redoutent au plus au point l’idée qu’un jour la France puisse voir apparaître des citoyens français de confession musulmane, assumant le caractère multidimensionnel de leur identité, farouchement indépendants, sujets de leur Histoire, acteurs de leur société, capables de s’exprimer de façon audible et de prendre des positions critiques et des décisions circonstanciées sur les questions nationales et internationales. Entre les premiers et les seconds, il faut faire un choix... et l’Histoire marche dans le sens des seconds, avant comme après 2007."

Tariq Ramadan
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MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 8:39

c'tait vraiment indispensable ?

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vilain
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MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 9:46

Tu commence sérieux à me faire chier, Marcel..... Pourquoi t'éprouve le besoin d'écrire si gros ?....ça rend sourd d'être "musulman" ?

Et puis merde...j'te fais pas chier avec Marx, moi?????....Alors lâche- nous l, tu veux! Plus personne ne les lis tes conneries, t'as pas encore compris ?
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MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 11:21

peur P'tain ! On vient pas une journée et on s'tape 3 KM de lecture cingle
Même pas lu ! ange
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MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 12:13

j'ai sèché au deuxième post, soeur machinchose, vilain a raison il nous fait une irruption veule clanique le captain

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Fulmi
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MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 14:41

C'est fou ce que ça rappelle la propagande maoïste, tout ça…
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MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 14:51

ouais on attend sans impatience la séance d'autocritique rituelle

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MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 15:00

Elle ne se faisait pas en présence des ennemis de classe.

En revanche, ce que, nous, les ennemis de classe de l'islam, pourrions nous poser comme question, c'est si ce forum a vocation à servir de support à la propagande islamique, donc si, pour respecter coûte que coûte le prinicpe de liberté d'expression auquel nous tenons tous, nous sommes disposés à nous priver nous-même de liberté d'expression. Le fait est facile à constater : nous ne nous exprimons plus ici. L'islam, idéologie triviale, a terrassé la pensée, sur Vocabulis, en tout cas.

Ça m'embête de le dire, mais depuis 1997 que je fréquente les forums de l'internet, la chose s'est produite chaque fois systématiquement : les forums à liberté d'expression meurent tous par submersion d'idéologies totalitaires. Jadis c'étaient des bandes de trotskistes ou de nazillons qui occupaient le terrain, puis ç'a été les ultra-libéraux. Aujourd'hui, c'est la nouvelle idéologie à la mode, l'islam.

L'alternative aujourd'hui est la suivante : laisser Vocabulis à l'usage exclusif de Marcel, ou reprendre les choses en main de manière plus autoritaire.


Dernière édition par le Ven 29 Sep - 15:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 15:02

eh bien voilà qui est enfin posé, parlez-en, c'est tout c'que j'd'mande

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MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 15:06

Et moi, j'osais pas le dire de peur de me faire traiter de Stalinien.... Mr green
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MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 15:07

Marcel a écrit:
Les lauriers de l’obscurantisme
Par Bruno Etienne, Franck Fregosi, Jean Baubérot, Raphaël Liogier, Vincent Geisser
mardi 25 avril 2006

Le résumé de ce texte est : est obscurantiste celui qui défend la laïcité et s'en prend politiquement à l'islamisme.


Marcel a écrit:
Sœur Caroline et Frère Jean-Louis, par le MRASC


À propos de la récente canonisation de Caroline Fourest

Ce texte tourne en dérision Fourest en qualifiant ses textes entre autres sur les frères Ramadan et sur le Hezbollah de croisade.

Marcel a écrit:
Après la calomnie, l’intimidation, par le Collectif Les mots sont importants


"Quand Liliane Kandel et Caroline Fourest tentent de faire disparaître des textes qui les dérangent

Ce texte parle d’un combat juridique entre la revue Pro-Choix et ce collectif, que le collectif a perdu.


Je n’ai pas lu les hurlements de Marcel qui ont suivi.
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MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 15:10

vilain a écrit:
Et moi, j'osais pas le dire de peur de me faire traiter de Stalinien.... Mr green

« Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! »
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MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 15:21

Je dois avouer que la question soulevée par fulmi me plonge dans l'embarras.
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MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 15:27

confesse-toi mon fils Mr green

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MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 15:29

alejandro a écrit:
Je dois avouer que la question soulevée par fulmi me plonge dans l'embarras.

Où t'as vu une question ?...Fulmi ne dit que des affirmations....
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MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 15:34

Fulmi a écrit:

L'alternative aujourd'hui est la suivante : laisser Vocabulis à l'usage exclusif de Marcel, ou reprendre les choses en main de manière plus autoritaire.

Moi j'y vois un appel au débat : faut-il qu'on déménage tous sur LU en laissant vocab à marcel, ou on vire marcel?
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MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 15:35

je précise que déménager sur LU, ça m'embête. L'autre jour, j'avais avec le veilleur une discussion fort intéressante, puis le fil a été submergé par des blagues de poivrots typiques des forumeurs de LU
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MessageSujet: Re: Les frères musulmans, la gauche, la droite... et la sortie.   Ven 29 Sep - 15:37

alejandro a écrit:
Fulmi a écrit:

L'alternative aujourd'hui est la suivante : laisser Vocabulis à l'usage exclusif de Marcel, ou reprendre les choses en main de manière plus autoritaire.

Moi j'y vois un appel au débat : faut-il qu'on déménage tous sur LU en laissant vocab à marcel, ou on vire marcel?

Jusqu'à preuve du contraire ce forum est le notre....Je veux dire qu'il a été créé par cooptation....donc pour moi, pas de problème...je suis contre la censure par principe...Mais faut pas pousser Pépère dans les orties ! rale
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