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 Delerm : Quiproquo

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coline
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MessageSujet: Delerm : Quiproquo   Lun 14 Mar - 15:31

un livre de Philippe Delerm.



En ce moment, pour moi, c’est plutôt texte à apprendre que texte à lire…Pourtant je ne peux me passer du plaisir d’aborder sans cesse une nouvelle lecture…J’ai donc choisi un Philippe Delerm que je ne connaissais pas…
l Si vous n’avez que très peu de temps à consacrer à un livre en ce moment et si , comme moi, vous goûtez les mots de Philippe Delerm, la musique et les images qu’ils font naître comme dans un rêve, vous pouvez lire « Quiproquo »…

Une petite histoire en apparence très simple mais il s’agit pourtant du bouleversement d’une existence. D’’un changement de cap radical dans le rapport au monde d’un homme qui, passant du Nord au Sud, va jouer, pour lui et pour les autres, un rôle tout différent de celui qu’il jouait antérieurement.
Cet homme est un journaliste du Nord de la France qui part en reportage dans le Sud-Ouest. De passage à Beaumont-de-Lomagne , très vite il est séduit par « les tuiles canal si chaudes et rondes ", " la lumière de la brique rose, le vert profond des pins et des cyprès, le vert pâle des peupliers ". Instants de pure poésie, qui encensent les lieux…
Alors il décide de poser ses valises tout près de là, à Camparolles . « La perfection musicale de ce mot avait un je-ne-sais-quoi de mélancolie dans la richesse mélodique", dit-il.
Arrivé dans ce village, il rencontre une veuve originaire d'Italie, Maria, et ses deux enfants, Stéphane et Alicia. Les jeunes gens ont monté le « Quiproquo Théâtre », ils assurent le spectacle avec des camarades, tandis que la mère est chargée de la cuisine pour les spectateurs…Et ces derniers viennent nombreux !...
Très vite le journaliste fait sa place dans la bande et endosse un nouveau rôle, celui de saltimbanque...Il a l'impression de renaître, de se sentir vivre pleinement…

Poétique et mélancolique, ce livre m’a ravie (une petite heure seulement …et encore…il est si court !) comme les autres livres de Philippe Delerm que j’ai lus. J’aime son univers attaché à l’insignifiant, aux impressions subtiles, son monde de douceur, de sentiments, de promenades dans les chemins…

NB : J’ai beaucoup pensé à Clair Obscur en lisant ce livre…Allez savoir pourquoi ?...
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Dona
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Mer 14 Déc - 21:56

coline a écrit:
un livre de Philippe Delerm.


Une petite histoire en apparence très simple mais il s’agit pourtant du bouleversement d’une existence.

Ce qui est embêtant avec Philippe Delerm, c'est que tout est simple, beau et qu'il procède à la révélation du bonheur par de multiples petites touchesqu'on devrait tous redécouvrir. Mais c'est lassant cette vision douceureuse, cette gentillesse qui émane de tout. C'est une vision candide à force. Parfois on aimerait qu'il rentre dans quelque chose de dur pour souffrir un peu. D
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Capitain
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Mer 14 Déc - 22:03

Dona a écrit:
coline a écrit:
un livre de Philippe Delerm.


Une petite histoire en apparence très simple mais il s’agit pourtant du bouleversement d’une existence.

Ce qui est embêtant avec Philippe Delerm, c'est que tout est simple, beau et qu'il procède à la révélation du bonheur par de multiples petites touchesqu'on devrait tous redécouvrir. Mais c'est lassant cette vision douceureuse, cette gentillesse qui émane de tout. C'est une vision candide à force. Parfois on aimerait qu'il rentre dans quelque chose de dur pour souffrir un peu. D

Sadique, va Mr green
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Dona
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Mer 14 Déc - 22:12

Capitaine ad hoc a écrit:

Sadique, va Mr green


Au fait, il est prof. Mr green
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ours impatient
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Jeu 15 Déc - 8:48

Dona a écrit:
Capitaine ad hoc a écrit:

Sadique, va Mr green


Au fait, il est prof. Mr green
collabo, va Mr green

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L'éducation peut tout : elle fait danser les ours.
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Dona
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Jeu 15 Déc - 9:23

Ceci dit, c'est absolument génial de faire autre chose qu'enseigner quand on est enseignant: par exemple écrire, publier, être lu et célèbre quand on est professeur de Lettres. Apparemment ça donne une vision optimiste, optimisée et même optimale du métier voire de l'existence entière. Je suis toujours étonnée de lire des textes joyeux, tendres et optimistes à ces époques déprimantes.
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Fulmi
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Jeu 15 Déc - 12:36

Dona a écrit:
Je suis toujours étonnée de lire des textes joyeux, tendres et optimistes à ces époques déprimantes.

Notre époque n'est pas déprimante en soi. Nous sommes en bonne santé, bien nourris, bien logés, avec des accès à la culture uniques au monde, et la possibilité d'émigrer au Canada si nous voulons changer de décor.

Mais comme me l'a fait découvrir mon psy il y a quatre ans : soit on a l'insécurité et la vie palpitante, soit on a la sécurité de l'emploi et la déprime. Une seule solution, Dona : démisisonner de l'E.N. et se lancer dans la vie. Un prof de français trouvera un bon job au Canada.
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Dona
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Jeu 15 Déc - 14:53

Fulmi a écrit:


Mais comme me l'a fait découvrir mon psy il y a quatre ans : soit on a l'insécurité et la vie palpitante, soit on a la sécurité de l'emploi et la déprime. Une seule solution, Dona : démisisonner de l'E.N. et se lancer dans la vie. Un prof de français trouvera un bon job au Canada.

Non: c'est là où l'on est qu'on gagne. Pas à trimbaler sa déprime dans un autre environnement.
Et je n'ai absolument pas envie de démissionner! et rien à faire au Canada en ce moment je t'assure!
Ce discours sur la sécurité de l'emploi entraînant une routine déprimante est très à nuancer: dans des activités professionnelles très relationnelles, il y a des challenges réels tant qu'on est motivé. Effectivement, quand on ne ressent plus cette dimension pédagogique, créative, humaine, qu'on vit un métier terne ou alors qu'on le vit dans la peur ou l'échec, oui, faut partir et vite renaître ailleurs et/ou autrement.
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Fulmi
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Jeu 15 Déc - 17:07

Dona a écrit:
Ce discours sur la sécurité de l'emploi entraînant une routine déprimante est très à nuancer:

On le vérifie d'ailleurs chaque jour : les fonctionnaires, et particulièrement les profs, sont vachtement jouasses, comme gens. Super-gais, dynamiques et enthousiastes. Dès qu'on rentre dans un lieu où les agents de l'État sont en contact avec le public (poste, ANPE, Trésorerie, station de métro, etc.) cela saute aux yeux : la joie est partout ! Youpi ! On sent tout de suite que les gens adorent leur job.
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alejandro
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Jeu 15 Déc - 18:12

Ouais mais bon, dans l'antre du capital sauvage, je parle de la grande distribution, c'est pas la joie non plus. Que je sache, les caissières ne sont pas amoureuses de leur job..
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Fulmi
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Jeu 15 Déc - 18:28

alejandro a écrit:
Ouais mais bon, dans l'antre du capital sauvage, je parle de la grande distribution, c'est pas la joie non plus. Que je sache, les caissières ne sont pas amoureuses de leur job..


Tiens, tu débats comme un musulman, toi aussi , On te parle d'un truc et tu réponds : oui, mais dans l'autre truc, etc…

J'ai toujours soutenu que les Français étaient des gens sinistres. C'est aussi un bon débat.

« J'me marre » (Coluche)
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alejandro
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Jeu 15 Déc - 18:36

Bah disons que je plains davantage la déprime des caissières que celle des profs.
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Fulmi
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Jeu 15 Déc - 18:44

alejandro a écrit:
Bah disons que je plains davantage la déprime des caissières que celle des profs.

Elles ont l'avantage sur les profs qu'elles peuvent démissionner sans perdre leur statut. De ce fait, elles sont plus libres. Elles ont le désavantage qu'elles n'ont peut-être pas la moindre qualification qui leur permette de faire quoi que ce soit de beau dans la vie. Elles ont ausi le désavantage qu'elles sont soumise à la sous-culture télévisuelle, plus que les profs, et que cela n'aide pas à réussir dans la vie.

Les profs ne sont que des ronds-de-cuirs avec plus de vacances que les autres.
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Dona
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Jeu 15 Déc - 22:17

Fulmi a écrit:


On le vérifie d'ailleurs chaque jour : les fonctionnaires, et particulièrement les profs, sont vachtement jouasses, comme gens. Super-gais, dynamiques et enthousiastes. Dès qu'on rentre dans un lieu où les agents de l'État sont en contact avec le public (poste, ANPE, Trésorerie, station de métro, etc.) cela saute aux yeux : la joie est partout ! Youpi ! On sent tout de suite que les gens adorent leur job.

Je me suis mal exprimée: je ne parlais que des enseignants en réalité. Pour les autres professions, je compatis c'est horrible. Mr green


Fulmi a écrit:
Les profs ne sont que des ronds-de-cuirs avec plus de vacances que les autres.

Cette manie de proférer des propos comme s'ils étaient des sentences, c'est curieux...
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Bidouille
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Jeu 15 Déc - 22:36

Dona a écrit:
Fulmi a écrit:
Les profs ne sont que des ronds-de-cuirs avec plus de vacances que les autres.

Cette manie de proférer des propos comme s'ils étaient des sentences, c'est curieux...

N'empêche que même pour les vacances j'veux pas être prof. J'pense qu'ils les méritent leurs jours.
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Fulmi
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Jeu 15 Déc - 23:12

Dona a écrit:
Je me suis mal exprimée: je ne parlais que des enseignants en réalité. Pour les autres professions, je compatis c'est horrible. Mr green

C'est tellement gai, chez les profs, qu'ils ont des sortes de maisons de repos rien que pour eux, au sein de leur ministère où ils vont soigner leurs déprimes ! En plus des vacances, bien sur !


Fulmi a écrit:
Cette manie de proférer des propos comme s'ils étaient des sentences, c'est curieux...

N'est-ce pas exactement vrai ? Les profs sont des fonctionnaires d'État (=ronds-de-cuir) avec plus de vacances (les vacances scolaires) que les autres (qui ont les congés payés ordinaires seulement).
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Jeu 15 Déc - 23:22

Fulmi a écrit:
Fulmi a écrit:
Cette manie de proférer des propos comme s'ils étaient des sentences, c'est curieux...

N'est-ce pas exactement vrai ? Les profs sont des fonctionnaires d'État (=ronds-de-cuir) avec plus de vacances (les vacances scolaires) que les autres (qui ont les congés payés ordinaires seulement).

N'y aurait-il pas une petite différence tout de même entre les profs et les autres fonctionnaires ? à savoir que certains profs considéreraient peut-être leur boulot comme une sorte de sacerdoce ? C'est marrant, mais on dit que c'est le plus beau métier du monde, et on dit aussi qu'il n'y a pas de sot métier. N'y at-il pas là une contradiction ? C'est comme si on disait que prof est un métier plus noble que les autres, alors qu'acheminer des lettres et des colis, par exemple, est une activité tout aussi indispensable au bon fonctionnement de la société.
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Fulmi
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Ven 16 Déc - 0:54

Capitaine ad hoc a écrit:
N'y aurait-il pas une petite différence tout de même entre les profs et les autres fonctionnaires ? à savoir que certains profs considéreraient peut-être leur boulot comme une sorte de sacerdoce ? C'est marrant, mais on dit que c'est le plus beau métier du monde, et on dit aussi qu'il n'y a pas de sot métier. N'y at-il pas là une contradiction ? C'est comme si on disait que prof est un métier plus noble que les autres, alors qu'acheminer des lettres et des colis, par exemple, est une activité tout aussi indispensable au bon fonctionnement de la société.

Je m'en tiens à ce qui est vérifiable : les « enseignants » sont des fonctionnaires d'État. Ce qu'ils disent ou pensent de leur métier, de leur vocation, de leur sacerdoce, ce n'est pas vérifiable. Ce qui est vérifiable, c'est qu'ils sont tristes, comme les autres fonctionnaires.

J'ai été au siège d el'ANPE, aujourd'hui. Comme je vais prendre un novel emploi, je dois modifier légèrement ma position par rappport à l'ANPE : je ne serai plus en congé parental, mais en congé pour convenances personnelles. Cela me permettra d'avoir le droit de travailer à plein temps. C'est des nuances compliquées très administratives.

Lorsque je suis arrivée dans l'avenue Montaigne (celle que j'appelle Avenue de la Malibran dans Chantiers), ce matin, vers onze heures, une horrible angoisse m'a saisi, en passant devant l'immeuble où j'ai été harcelé moralement. Heureusement le siège est dans un autre bâtiment, un peu plus loin et, là, ça allait. Quand même, ce que c'était triste ! J'ai aussitôt ressenti le poids énorme de l'ennui qui règne dans ces lieux.

Heureusement, j'allais voir mon camarade de syndicat, Vincent (que j'appelle Manoel dans Chantiers), qui m'a fourni les renseignements que je cherchais. C'est vraiment un type enthousiaste, toujours prêt à se dévouer pour tous. pour lui, c'est le syndicat, son sacerdoce, et il adore cela. Aujourd'hui, il distribuait des caisses de vin et d'alcool de son Alsace d'origine. Cela se passait dans le local de l'association qui tient lieu de comité d'entreprise. J'y ai déposé Chantiers, pour la bibliothèque, et je lui ai donné, à lui, un exemplaire de chaque livre.
Puis il m'a parlé comment le harcèlement était devenu la règle, à l'ANPE, comment la pression était donnée depuis le ministre, sur injonction de Bruxelles, disait-il. Il fallait que ça marche comme dans le privé, et comme l'ambiance était à chier, dans les agences. Bref, c'était gai.

Lui, il est passé cette année syndicaliste à plein temps. Il négocie au ministère. Il m'a avoué qu'il étaiot soulagé d'être hors du circuit, même si ça l'embête un peu d'être désormais planqué (c'est un vrai moine-soldat, ce type).

Puis est passé un collègue de mon ancien service et, là, l'angoisse est revenue aussitôt, pas à cause du type, qui est gentil comme tout et qui a aussi été harcelé, mais à cause de l'angoisse qui émanait de lui. Et d'autres agents sont passés, aussi, c'était l'heure du déjeuner. J'ai enfin filé, je ne tenais plus. Il m'a fallu une bonne heure pour me sortir de cette déprime.

Je voulais vous prendre des photos du siège et j'étais si troublé que j'ai oublié. En voivi trois du centre de Noisy-le-Grand-Mont-d'Est, la «capitale» de Marne-la-Vallée, une ville nouvelle aussi vaste que Paris. C'est l'œuvre d'un architecte italien qu'on a fait venir espécialement d'Italie à l'époque.



L'esplanade de la Commune de Paris.




L'avenue Montaigne.




L'entrée du métro (le RER, en fait, ou train de banlieue).

C'est gai, tout ça. C'est de l'urbanisme administratif. C'est bô !
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Ven 16 Déc - 2:04

Fulmi a écrit:


L'esplanade de la Commune de Paris.

à chaque fois que je vois un bâtiment administratif, il me vient des envies de vandalisme.



Ouf !
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Dona
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Ven 16 Déc - 9:20

Capitaine ad hoc a écrit:
à savoir que certains profs considéreraient peut-être leur boulot comme une sorte de sacerdoce ? C'est marrant, mais on dit que c'est le plus beau métier du monde, et on dit aussi qu'il n'y a pas de sot métier. N'y at-il pas là une contradiction ? C'est comme si on disait que prof est un métier plus noble que les autres, alors qu'acheminer des lettres et des colis, par exemple, est une activité tout aussi indispensable au bon fonctionnement de la société.

!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
J'ai jamais vu un colis citoyen.

PS:Tu sais ce que veux dire "sacerdoce"?
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Fulmi
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Ven 16 Déc - 12:17

Dona a écrit:
PS:Tu sais ce que veux dire "sacerdoce"?

sacerdoce (n.m.)
-------------------------------------------
2. Fonction qui présente un caractère respectable en raison du dévouement qu'elle exige.

(Larousse Référence électronique 1995)

Quel est le problème ?
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Ven 16 Déc - 12:57

Fulmi a écrit:

sacerdoce (n.m.)
-------------------------------------------
2. Fonction qui présente un caractère respectable en raison du dévouement qu'elle exige.

(Larousse Référence électronique 1995)

Quel est le problème ?

Capitaine ad hoc a écrit:
à savoir que certains profs considéreraient peut-être leur boulot comme une sorte de sacerdoce ?

Ca veut dire servir.


Dona Hussard.
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Fulmi
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Ven 16 Déc - 13:17

Dona a écrit:
Capitaine ad hoc a écrit:
à savoir que certains profs considéreraient peut-être leur boulot comme une sorte de sacerdoce ?

Ca veut dire servir.

Non, en fait. Dans l'Administration, « servir » est ce que l'on demande normalement à tout agent de l'État. Il sert l'État en échange de quoi l'État lui offre un statut et lui verse un traitement. Il n'y a pas de connotation morale dans le fait de servir. C'est juste une obligation statutaire. D'ailleurs, dans un conseil de discipline, c'est « la manière de servir » qui est jugée.
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Ven 16 Déc - 13:28

Fulmi a écrit:


Non, en fait. Dans l'Administration, « servir » est ce que l'on demande normalement à tout agent de l'État. Il sert l'État en échange de quoi l'État lui offre un statut et lui verse un traitement. Il n'y a pas de connotation morale dans le fait de servir. C'est juste une obligation statutaire. D'ailleurs, dans un conseil de discipline, c'est « la manière de servir » qui est jugée.

Justement, on peut placer une très forte et même essentielle connotation morale dans le fait de servir et même d'être au service de, en tant qu'enseignant. Mais c'est mon côté Hussard noir en lycée pro.
Je ne sais d'où tu sors une vision si pessimiste, si peu gratifiante de ce métier, tu sembles n'y voir que des castrés en termes de savoir, de pédagogie et j'en passe...
L'élève est une personne. Je suis consternée de voir qu'on semble ne pas vouloir comprendre ce credo d'enseignant. Je suis incapable de faire un post neutre et parfaitement explicatif tellement je suis sensible et heurtée par cette vision. Peut-être plus tard, je n'en sais rien...Le forum educ de wanadoo avait normalement anéanti à vie chez moi le besoin de parler de ce métier.
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Fulmi
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MessageSujet: Re: Delerm : Quiproquo   Ven 16 Déc - 13:36

Dona a écrit:
Justement, on peut placer une très forte et même essentielle connotation morale dans le fait de servir et même d'être au service de, en tant qu'enseignant. Mais c'est mon côté Hussard noir en lycée pro.

Ceci, c'est ton fantasme à toi. Ce n'est pas un fait établi et vérifiable. Que tu aies une approche mystique de ton emploi, c'est très bien, mais cela ne regarde que toi.


Citation :
Je ne sais d'où tu sors une vision si pessimiste, si peu gratifiante de ce métier, tu sembles n'y voir que des castrés en termes de savoir, de pédagogie et j'en passe...

J'ai été pion cinq ans, puis marié à une prof dix-huit ans, j'ai rencontré plein de profs, et j'ai des enfants scolarisés. J'ai donc un avis autorisé.

Citation :
L'élève est une personne. Je suis consternée de voir qu'on semble ne pas vouloir comprendre ce credo d'enseignant.

C'est ton fantasme, mais ce n'est pas un concept administratif. L'élève est un usager assujetti à l'enseignement. Il sert l'État contre sa volonté et sans libre choix.

Citation :
Je suis incapable de faire un post neutre et parfaitement explicatif tellement je suis sensible et heurtée par cette vision. Peut-être plus tard, je n'en sais rien...Le forum educ de wanadoo avait normalement anéanti à vie chez moi le besoin de parler de ce métier.

Comme dans la Russie stalinienne, les profs sont endoctrinés pour croire à l'avenir radieux. C'est gênant pour la compréhension de la réalité.
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