Vocabulisiennes, vocabulisiens
C’est un membre historique qui vous parle. Un membre déjà présent le jour de la création de ce forum ; et déjà présent dans le proto-vocabulis que fut Boukin. C’est moi, rappelez-vous, qui ai invité un membre désormais aussi prestigieux que Fulmi. C’est moi encore qui anima infatigablement le premier et désormais légendaire pour ou contre ; c’est encore moi qui ai posté d’innombrables fiches de cinéma et qui n’ai reculé devant aucun débat ; c’est moi enfin qui porte dans ce forum les valeurs de l’humanisme et de la raison.
Vocabulisiennes, vocabulisiens
Laissez parler votre cœur. Certes, le membre dont il est aujourd’hui question, le Cap’tne, est un membre répugnant qui met une ambiance de merde, qui insulte plus vite que son ombre, il s’agit d’un être dépourvu de raison, sectaire et habité par la haine. Mais ne vous laissez pas, je vous en conjure, vous laisser à votre tour envahir par la haine envers un membre qui, pauvre de lui, charrie une peine existentielle probablement insurmontable, et qui au fond de lui ne demande que la charité.
Vocabulisiennes, vocabulisiens
Si le cœur ne vous en dit pas, laissez alors parler la raison. Car, comme disait ce prêtre protestant au sujet de la période nazi : « lorsqu’ils ont emmené les communistes, je n’ai rien dit, car je n’étais pas communiste. Lorsqu’ils ont emmené les socialistes, je n’ai rien dit, car je n’étais pas socialiste. Lorsqu’ils ont emmené les juifs, je n’ai rien dit, car je n’étais pas juif. Lorsqu’ils ont emmené les gitans et les tsiganes, je n’ai rien dit, car je n’étais ni gitan ni tsigane. Lorsqu’ils sont venus m’emmener, personne n’a rien dit, car il n’y avait plus personne pour dire quelque chose. » Si l’on expulse le Cap’tne, qui sera le suivant ?
Souvenez-vous aussi de ces paroles de Larry Flynt, pornographe devant l’éternel, qui eu maille à partir avec la censure américaine et qui dit aux journalistes, qu’il considérait comme des collègues, avant l’entrée dans un tribunal : « vous devez me défendre justement parce que je suis le pire de vous tous, vous devez me défendre parce que si on m’interdit de parole, on vous interdira ensuite de parole à vous. » Oui, le Cap’tne est le pire de nous tous, mais c’est justement parce qu’il est le pire de nous tous que nous nous devons de le défendre.
Ne commettez pas la même erreur que les autorités espagnoles, vocabulisiennes et vocabulisiens, qui ont interdit de parole les assassins de l’ETA, car après ça, avec qui faire la paix ? Tel les assassins de l’ETA, le Cap’tne a le droit à la parole, nous devons apprendre à la supporter malgré la répugnance qu’elle nous inspire pour justement apprendre à la contrer, à lutter contre les bouffées d’irrationalisme et de religiosité dont elles sont porteuses. Cela nous rendra plus forts.
Vocabulisiennes, vocabulisiens
OUI au maintien du Cap’tne.