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 Propos, portraits d'artistes

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Dona
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MessageSujet: Propos, portraits d'artistes   Propos, portraits d'artistes EmptyVen 22 Oct - 14:26

Ce fil est destiné aux artistes et écrivains de Vocabulis.

Je pense que tout le monde ici aimerait les entendre parler de leur activité créatrice. Qui sont-ils? Qu'ont-ils produit? Quels sont leurs projets en cours ou à venir? Quel regard portent-t-ils sur leur activité artistique et/ou littéraire? Quelles circonstances les ont menés à choisir, développer cette activité? Quelle genèse a précédé leurs(s) création(s)? Quelles contraintes, difficultés, écueils en tout genre ont-ils rencontrés dans leur parcours? Quelles satisfactions, joies, épanouissement personnel cette activité a-t-elle pu procurer?


Et enfin, quelles questions aimerions-nous leur poser?
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Clair Obscur
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MessageSujet: Re: Propos, portraits d'artistes   Propos, portraits d'artistes EmptyDim 24 Oct - 3:04

Je peux pas m'empêcher de venir sur le sujet...
Tout le monde l'a compris, mon truc c'est le théâtre.
Spectatrice depuis gamine, j'allais dans les grands théâtres parisiens. On avait pas de quoi se payer grand chose, mais la revue du Châtelet, par exemple, c'était sacré. Entre autres. Quelle magie !
Il y a eu aussi la "Sainte Catherine" des maisons de Haute Couture. Ma mère travaillait chez Jean Patou, et elle me permettait ce jour là de manquer l'école pour assister à cette folie bien particulière.
Le tout m'a flanqué le virus, mais très caché dans mon triple-fond...

Bien plus tard, je me suis inscrite à un atelier théâtre, dans ma nouvelle vie. Deux ans plus tard, on montait une troupe amateurs avec quelques amis. Elle tourne toujours. Nous sommes soutenus par nos deux municipalités puisque nous sommes une association intercommunale. Par la DDJS aussi (Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports), ce qui n'est pas un moindre avantage, puisque les subventions nous aident considérablement à nous équiper et au moindre projet, suffit de remplir les dossiers et hop, c'est bon.
Nous avons des locaux municipaux pour entreposer tout notre fourbi et bien sûr pour répéter toute l'année.

Parallèlement, je me suis trouvée parachutée par le plus grand des hasards dans un projet d'abord municipal puis maintenant versé dans une autre association, et depuis 3 ans j'anime des ateliers enfants et des ateliers ados. J'entame la 4ème année.
A l'occasion, quand je vois que j'ai un peu de temps sur mon planning, je participe aussi aux actions humanitaires menées par la même structure. Par exemple, l'an dernier j'ai suivi des équipes de jeunes dont les actions se déroulaient dans les environs. Cette année, j'ai moins participé car mon fils (15 ans) faisait partie d'une équipe partant pour le Honduras travailler avec les paysans d'une ferme intégrale et je me suis effacée pour ne pas lui permettre de me mettre à contribution à sa place (ils devaient tout au long de l'année scolaire se débrouiller pour financer leur voyage et cela par le biais de diverses manifestations au sein des communes). Bref, je m'investis en essayant de le faire à bon escient.

J'ai découvert "par hasard" que lorsque j'écrivais des dialogues et que je les mettais en scène, ça fonctionnait. J'ai donc poursuivi dans cette direction et j'écris pour la troupe et les ateliers. La mise en scène se fait automatiquement dans ma cervelle de détraquée idée et c'est un jeu d'enfant que de la traduire sur les planches.

Enfin... quand je dis "un jeu d'enfant", c'est pas tout à fait ça. Je souffre énormément en construisant quelque chose, car je souhaite toujours aller vers l'originalité, à m'éloigner du conventionnel. Il faut que ça surprenne, que ça interpelle, que ça rentre dans le coeur, dans l'âme, dans la mémoire. Bref, vous aurez compris : j'angoisse. Je doute.

Il faut déjà que je sois sûre de mes textes. Bon, ben tant qu'ils n'ont pas été montrés, comment voulez-vous que je sois sûre. Ce qui revient à dire que je me bouffe les doigts depuis le premier mot écrit, jusqu'à la fermeture du rideau rouge... C'est long. Très.

La première fois que j'ai écrit du théâtre, c'était pour une pièce montée collectivement avec l'atelier, ma première année. Quelle aventure ! On avait pioché 4 lignes dans un bouquin d'histoire locale sur les Forges de l'Adour en 1917, une histoire de grève des femmes qui revendiquaient le retour de leur mari parti au front et le départ des affectés spéciaux (lorrains et alsaciens). Basée sur un événement réel et douloureux, il nous a fallu nous imprégner de tout cela. J'ai foncé à la bibliothèque, j'ai raflé tout ce qui pouvait raconter l'histoire à cette époque, mais pas seulement les forges : la culture, le rugby (nos Blacks ont été des très très bons à l'époque), l'aspect de l'environnement, tout quoi. C'est ainsi que j'ai appris à entrer dans la peau d'une de ces femmes, à écrire le théâtre, à comprendre l'histoire locale. Bref, un tabac. Plusieurs années après, on nous la redemande et nous sommes entrain de songer à la remonter, cette pièce, mais pour en faire un film (les partenaires nous suivent).

Tout de suite après, je me suis vraiment lancée de A à Z. Ecriture et mise en scène. Incroyable, même si je doute, je fonce et je ne suis pas encore revenue des résultats. J'ai du écrire 9 pièces je crois, elles ont toutes marché. Je n'ai pas encore commencé cette saison, il me faut d'abord humer l'atmosphère des groupes, mais j'ai les thèmes dans ma tête.

L'écriture, je l'ai déjà dit ailleurs, c'est assez bizarre. Je démarre sur un sujet, mais c'est vaste un sujet. Je n'ai aucune idée de la façon dont tout va se dérouler. A la fois j'écris et à la fois je découvre après ce que j'ai écrit. Tout va vite, trop, tout bouillonne et s'échappe sans que je comprenne grand chose sinon les images qui défilent à grande vitesse dans ma tête, se chevauchant parfois puisqu'il m'arrive de faire avancer plusieurs pièces en même temps. Nuits blanches, évidemment. Cernes sous les yeux que je vous dis même pas. Pleine explosion.
En général, quand la pièce est écrite, tout est fait, je veux dire la mise en scène, l'éclairage, tout est pensé, tout est tracé. Pourtant je ne démarre d'aucun plan, aucun schéma, je ne connais même pas les personnages quand je pose les doigts sur le clavier. Tout vient en bloc. Pof.
La musique vient bizarrement. Quand je suis en recherche, j'écoute tout ce qui me tombe sous la main. La musique n'est pas seulement un son, mais des images, des émotions, des trucs fugaces qu'il me faut approfondir pour les traduire concrètement. Parfois la musique m'inspire avant, parfois pendant, parfois je la recherche après.

La mise en scène. Je n'ai pas de règles précises. Tout au feeling, difficile à expliquer. J'ai tout dans la tête, mais il me faut compter avec les comédiens, leurs possibilités, leurs impossibilités, leur fragilité, leur force, bref, tout. Je navigue entre tout ça, je peaufine sans cesse, assez pointilleuse et même chiante, pour obtenir exactement ce que je veux, finalement. Le tout est dans la manière de faire faire...
Le plus difficile, c'est quand je joue en même temps. Je ne peux pas être devant et derrière. Mais bon. On s'arrange wink
L'essentiel est l'originalité, je le répète, mais pour moi c'est important. Quand on m'a dit dernièrement que nous montrions vraiment notre propre entité, je l'ai pris comme le plus beau compliment.

Nous nous sommes groupés, avec d'autres troupes de comédiens amateurs de la région, pour monter une fédération et depuis 5 ans, nous organisons annuellement "La Nuit du Théâtre". Cette année, La Nuit s'est transformée en Deux Nuits, vu le succès. Nous avons tenu à ne pas en faire un lieu de compétition, mais de rencontres. Extra. Y'a pas d'autre mot. Extra.
On se situe mieux par rapport aux autres. Par exemple en ce qui concerne notre troupe, je me suis rendue compte qu'on ne passait pas notre temps à nous chipoter pour rien : les troupes amies nous envie cette manie de perfectionner les détails, d'aller au plus juste, dans la rigueur. Les professionnels de la région à qui nous soumettons annuellement notre travail nous ont fait la même remarque. Bon, ben c'est un sacré encouragement, mince ! Du coup, ça nous donne des ailes.

Bref, ça bouge beaucoup et c'est le paradis, même dans l'enfer des doutes et des engueulades. On s'adore malgré tout, on ne peut pas se passer les uns des autres, on vit des trucs à mille à l'heure, comme la fois où on a joué trois fois la pièce dans la même journée et qu'on a terminé sur les rotules mais bordel, que c'était bon !

Je n'ai qu'un regret : m'être lancée trop tard.
Qu'une trouille : celle de partir trop tôt.
Qu'une envie : continuer, continuer, continuer...

C'est le genre de sujet où je pourrais passer la nuit à en parler... Je ne vous ai pas assommés, au moins??? Pardon... oops
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MessageSujet: Re: Propos, portraits d'artistes   Propos, portraits d'artistes EmptyDim 24 Oct - 3:37

Citation :
C'est le genre de sujet où je pourrais passer la nuit à en parler... Je ne vous ai pas assommés, au moins??? Pardon...

Non, les gens passionnants sont souvent les gens passionnés.
Et puis c'est bien de vouloir partager ce qu’on aime. wink

Il est vrai qu'il y a aussi les gens un peu chiants, mais quand c'est le cas je zappe, alors tu peux nous parler de théâtre autant que tu veux moi ça ne me gonfle pas ce que tu racontes.
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Clair Obscur
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MessageSujet: Re: Propos, portraits d'artistes   Propos, portraits d'artistes EmptyDim 24 Oct - 3:58

Tu veux ma mort, Petit Poisson Rouge ? Si je m'y remets à cette heure, on déjeune ensemble tout à l'heure... Ça te dit ? Alors pour moi, café et chocolatines... :lol:

T'inquiète pas, je vais forcément y revenir, j'aime trop pour me la fermer une bonne fois pour toutes...
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vilain
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MessageSujet: Re: Propos, portraits d'artistes   Propos, portraits d'artistes EmptyLun 1 Nov - 12:07

Dona a écrit:
Ce fil est destiné aux artistes et écrivains de Vocabulis.

Je pense que tout le monde ici aimerait les entendre parler de leur activité créatrice. Qui sont-ils? Qu'ont-ils produit? Quels sont leurs projets en cours ou à venir? Quel regard portent-t-ils sur leur activité artistique et/ou littéraire? Quelles circonstances les ont menés à choisir, développer cette activité? Quelle genèse a précédé leurs(s) création(s)? Quelles contraintes, difficultés, écueils en tout genre ont-ils rencontrés dans leur parcours? Quelles satisfactions, joies, épanouissement personnel cette activité a-t-elle pu procurer?


Et enfin, quelles questions aimerions-nous leur poser?



Propos d'Artistes

1- Le théâtre

Comment je suis arrivé au Théâtre ?!?...C'est ma vie que tu me demande de raconter....Bon, allons-y....En dehors des opérettes je n'y connaissais rien...Et je ne peux pas dire que cela me passionnais spécialement....Ma vraie rencontre avec le théâtre, je la doit au hasard ( mais y-en a t'il ?!)... A l"époque...1963, j'avais 17 ans et j"étais étudiant à l'école Nationale de Chimie de Paris...Un copain avait 2 places de théâtre, il devait y aller avec sa petite amie mais hasard ou ironie elle ne pouvait être libre ce soir là...Il m"a donc proposé de venir avec lui...C'était au Théâtre de Lutèce ( un adorable petit Théâtre, hélas disparu depuis bien longtemps au profit d'un parking...) et on y jouait " Le Tigre" et "Les Dactylos" de Murray Schisgal....Spectacles joués et mis en scène par Laurent terzieff....J'ai du mal à dire le choc que ça a été...Une vraie découverte....Mais ce n'est pas pour autant que j'ai eu "la vocation"...J"étais un monstre de timidité à l"époque et il ne me serait jamais venu à l'idée de penser à simplement oser monter sur une scène....Quand je suis parti à l'armée, en 65, j'étais fiançé ( ouais, ouais, tout bien, fiançailles à l'église et tout et tout)...Seulement voilà...La petite fiançée n'a pas eu vraiement le courage d'attendre les 16 mois que durait cette saloperie de service...Et 1 mois avant que je ne rentre, elle m'a tranquillement annoncer que c'était fini entre nous, qu'elle en avait renconter unautre et...je te passe les détails...
Inutile de dire que je n'ai pas bien pris la chose...Je me suis fait une méga-dépression....Or, il se trouve que je suis tombé sur un médecin pas trop con....qui m'a dit comme ça:
" Vous faites un travail intéressant ( j'étais chimiste dans un labo de recherche)...Mais le travail ce n'est que 8 heures par jours...Il faut vous occuper l'esprit...Faites quelque-chose, ce que vous voulez, du sport, je ne sais quoi mais évitez de rester à ne rien faire..!"
C'est comme ça que je me suis retrouvé au cours de Théâtre de la MJC d'Agenteuil ( où j'habitais à l'époque).
Je connais 2 races de gens. Ceux qui montent sur une scène pour la première fois, qui sont mort de trac et qui disent: "Plus jamais!"....Et ceux qui montent sur la scène pour la première fois qui sont mort de trac et qui disent : "Vivement la prochaine fois!"
Je fais partie de la seconde race!....Et j'ai eu la chance d'être engagé très vite par une jeune compagnie qui montait" La Maison brulée" de Strinberg....Je jouais un petit rôle...1/4 heure en scène...Juste au début du spectacle...J'avais la première réplique....Je ne te reconte pas la première...C'était pour moi, la première fois que je jouais dans de réelles conditions de spectacle ( dans un vrai théâtre avec des éclairages et tout le tintouin)....Je rentre sur scène (dans le noir), je me met en place...Je vois un projo s'allumer...Et je ne me souvient de rien, sinon que j'essayais furieusement d'arrêter le tremblement intempestif de ma jambe gauche....Il paraît que j'ai été très bien...En tout cas, moi, je n'en sais rien....
On a joué juqu'aux évènements de 68....J'ai vraiment démaré en 69...Pas gonflé, je monte ma compagnie et (bien sûr!) "Le tigre" de Schisgal ( quand je disais qu'il n'y avait pas de hasard)...On fait une tournée ( mini, 17 représentations pour Travail et Culture)...Je fais 3 mois au Théâtre de Suresnes dirigé par Dominique Chenet, un ancien assistant de Sacha Pitoëff, il monte " c'est la guerre Arlequin ", un espèce de montage de textes de Goldoni...Je suis assistant régisseur et je tien un tout petit rôle ( le genre 4 lignes). Ce qui est drôle c'est qu'un dénommé Pierre Arditti avait un rôle guère plus gros que le mien...Par contre sa soeur, Catherine avait un très gros truc ....Puis l'année suivante 47 représentations avec toujours Travail et Culture...EN rentrant, je suis engagé par Le Théâtre Romain-Rolland de Villejuif en remplacement de Jean-Paul farré...ET puis ça a enchainé...Théâtre Gérard Phillipe de St-Denis, ou je suis resté 3 ans, Théâtre des Trétaux de Sologne, où j'ai joué Scapin...Etc....Voilà comment tout ça a commencé....
Une de mes grande joie( bien évidement) est d'avoir tourné avec terzieff...Je lui ai dit que si j'avais fait du Théâtre, c'était bien de sa faute....Et quel plaisir j'ai eu à cotoyer cet étrande animal...S'il ya un fou de théâtre en France...C'est bien lui...

Je suis resté comédien jusqu'en 76...Comédien à plein temps, je veux dire....Engagements divers dans les Théâtres de la périphérie parisienne...J'avais aussi toujours ma compagnie...Mais je ne participais qu'aux spectacles "Adultes"...Je faisait la mise en scène des spectacles "enfants"... Et ça marchait plutôt bien...Une cinquantaine de spectacles "adultes" et dans la centaine de représentation "enfants par an....J'ai donné à partir de 74 des cours d'Art Dramatique ( c'est pompeux comme tout cette expression...) au Centre Culturel de Brétigny...C'est comme ça qu'en 76, le Directeur en place tombe amoureux d'une Suédoise et décide de la suivre dans les brumes du Nord....Du coup, il m'a demandé si ça ne m'interessais pas...Comme j'avais grâce à la compagnie quelques pratiques de l'aministration, que j'étais "créateur"...J'étais le candidat rêvé d'autant plus que je partagais les idées politiques de la municipalité en place.....(sourire)....Mais pour respecter les règles eu lieu un appel d'offre et la décision de nommer le nouveau directeur pour la rentrée de septembre....
Entre-temps, Jacques Roussillon ( créateur du Théâtre G.Pillipe de St-Denis), le frère de Jean-Paul , qui à en charge l'animation spectacles d'un camp de vaçances de 2800 lits à Barcarès, sachant que j'ai du matériel avec la compagnie ( projos, manéto...) me demande d'en prendre la direction technique ( de mai à fin septembre). Il y avait un chapiteau en dur couvert de 600 places, un cabaret où il fallait jouer les disc-jokey et faire la régie ( d'une simplicite enfantine) quand il y avait un chanteur (occitan de préférance et au moins habitant la région)....Il y avait de tout sous le chapitau: Théâtre, groupe de musique (occitan), cinéma, bals...Chaque soir un truc différent....Les gens prenait un billet ( gratuit mais pour le geste de s'engager à être là volontairement, pas en touriste qui rentre au milieu d'un spectacle et ressort de même...On a essayé sans billet, c'était une catastrophe ....Par contre si tu demande un billet, ceux que ça n'interesse pas vraiment ne prenne pas la peine d'aller chercher un billet....C'est con, mais il fallait en arriver là....Bien sûr, pas de billet pour les bals...J'temmerde pas là avec mes histoires de billet ? Bref, tout ça pour dire que c'était à la fois crevant mais marrant....En plus, j'avais droit à toutes les boissons gratuites au cabaret. Je n'ai jamais bu autant de Vokda- orange de toute ma vie...T'imagine la vie ( 5 jours sur 7 à se coucher à 5 heures du mat, être fonctionnel vers 14 heures, régler la technique du chapiteau, du cabaret, faire la régie du spectacle "chapiteau" et passer au cabaret... mais j'ai vu des trucs bien, des gens comme Claude Marty...J'ai aussi rencontré ce qui est devenu un ami de 30 ans bientôt...mais je m'égare.. Bref, j'ai du faire 2 allez- retours perpignan-paris en avion pur les entretiens d'embauche...Pour bien sûr être finallement pris vu que c'était décidé à l'avance...( c'est pour ça que je crois fermement à l'égalité des chances dans la nomination des postes de directions culturel municipaux-régionnaux-nationaux....sic)
J'y est fait pleins de choses intérressantes...J'ai découvert les arts plastiques - parce que je n'y connaissais fichtre rien, qu'il y avait un excellant animateur dans ce domaine, qui m'a appris à lire la peinture, m'a fait rencontrer des gens comme Ernest-Pignion, Cueco, Zeimert...J'ai pu programmé des gens comme Pierre louki, jacques Debronckart, Jean Lespert ( le père de la petite bête qui monte au cinéma et dont je n'arrive pas à me souvenir du prénom)....Et du coup, on montait avec jean Lespert, 2 ans plus tard un spectacle sur des textes de Jehan Jonas qu'on allait joué 3 mois au Petit théatre Sorano à vincennes... La compagnie tournait sans moi, je faisait juste une mise en scène par an et signer les contrat, le reste tournait tout seul...Je jouais de temps en temps... Bref tout allait pour le mieux dans le meilleurs des monde sauf que l'on m'avais promis, si ça marchait bien qu'on ferait des efforts qu'on créerait une autre salle, plus grande...etc...etc....Au bout de 3 ans, c'était plein chaque fois...mais quand j'ai demandé que les promesses soient respectées, ça s'est mal passé....J'ai un peu claqué la porte, un peu trop fort et peut-être un peu trop brutalement et je me suis dit qu'il serait plus prudent de chercher du boulôt. Bien sûr j'aurais pu continuer avec la compagnie mais il aurait fallu que je foute un comédien à la porte...et puis la compagnie, si elle jouait beaucoup ne rapportait pas grand-chose une fois les comédiens payés, frais de décors..etc......surtout que je perdais l'aide technique du centre...on finissait par avoir un peu l'impression de tourner en rond...le nombre limité de comédiens obligeait à un certain type de pièces si on voulait rester dans un certain dégré de qualité...Et pour grossir, pas les moyens. Bref, j'avais envie d'autre chose....
Je tombe sur une annonce - à l'époque il existait un journal interne aux professions du spectacle- demandant un régisseur général pour un festival....je me pointe...Surprise c'était le Festival du Marais.....Le plus gros festival parisien....Je dis que je ne me sent pas capable...Du coup, appréçiant mon Honnêtée, ils me propose d'être régiseur général adjoint...OK...Outre la préparation de l'ensemble des lieux, j'avais la responsabilité particulière d'un lieu, l'Hotel d'Aumont pendant la période des spectacles....Là, j'ai symphatiser avec Michel Bertay - qui a été un des rares assistant de Jean-Louis Barreau _ et qui était le directeur technique et administratif au Théâtre de la madeleine ( il avait quitté Barreau après le évènements de mai 68 en même temps que Valère-Dessailly et les avait suivit à la Madeleine)....Il me propose une tournée en tant que régisseur son...Dans la distribution Simone Valère qui tiens le rôle titre, Jean Dessailly ( bien sûr), Francis Lemaire....La pièce s'appelle "le cauchemard de Bella Manningham" de....je ne sais plus quel anglais, mais l'adaptation est de Frédéric Dard et la mise en scène de Robert Hossein...ET voilà c'était parti pour la régie....Après 1 mois de tournée, Jean-Claude Houdinière me demandait si je voulais travailler régulièrement pour Théatre actuel....

C'était parti pour de belles rencontres...Jean Marais, Daniel gélin, Marcel Maréchal, Pierre Détaille,

...Je ne vais quand même pas détailler chaque tournée...Surtout que j'ai déjà dit le principal...J'ai fais ça juqu'à mes 40 ans...Tournées en saison, Festivals l'été...J'étais devenu une sorte de vedette dans mon domaine...Pour donner une idée, J'ai fais des trucs comme jouer le soir à Bruxelles...rejoindre Orly à toute vitesse, prendre l'avion pour Montpellier pour y créer un éclairage le lendemain matin ( tous frais payés bien sûr)...;J'obtenais sans problème des cachets de 1000 frs par jour dans les années 80...Ah, si j'étais économe...Mais c'est pas le cas...
Toujours est-il que pour mes 40 ans, j'avais décidé d'arrêter les tournées ( j'avais vu trop de copains qui s'obstinaient dans ce métier et je ne voulait pas devenir comme eux)...C'est un métier de dingue, passionnant certes, mais usant sur le plan physique et je ne parle même pas des à côté comme l'alcool et le reste...Et puis pour la vie de famille c'est loin d'être l'idéal...J'avais déjà bien morflé de ce côté là...J'avais pas envie de continuer...J'ai donc refusé les tournées et je me suis mis à chercher un poste fixe...Pas facile...entre fin 85 ( date où j'ai arrêté) et Juillet 87, où j'ai pris la direction du centre culturel de Vierzon, je n'ai pas fais grand-chose...La conception et la réalisation de l'équipement technique du Théâtre du Grand-Edgar à Paris et des Télés...Fr3 Lyon principalement qui engagait des régisseurs de spectacles pour gérer les émissions en direct ( ceux de la télé ne savent pas faire parait-il...)...Bref c'est comme ça que je me suis retrouvé chef de plateau pour les émissions " La nouvelle affiche", pour les 24 heures du Mans et 2 ou 3 autres bricoles....J'ai du travaillé en tout 6 mois sur les presques 2 ans ou je cherchais ce fameux poste....C'est là que j'en ai profité pour écrire un peu sérieusement .(Mais je reviendrais aussi en détail sur l'écriture qui est aussi une longue histoire pour moi)... Voilà c'est comme ça en gros que je suis passé par toutes ces activités....J'étais pas mal à Vierzon...mais il ya eu un pataquès au niveau de la municipalité...En 89 elections municipales...La municipalité en place ( union de la gauche, majorité communiste) repasse...Tout va bien...mais le maire qui est un peu âgé et fatigué décide en 90 de laisser la main...Normalement tout aurait du bien se passer et le premier adjoint devenir Maire à la place du Maire sans problème...C'était sans compter sur le socialiste local qui n'a rien trouvé de mieux que de s'unir avec la droite pour devenir Maire...Du coup on retrouve toute la droite aux postes clefs...et je ne voulais pas travailler de la façon dont ils l'entendaient...J'ai donc repris ma valise et j'ai vite fait bien fait, trouvé un poste à Millau, où on cherchait un régisseur de spectacle pour créer une équipe des festivités spécialisée dans le spectacle et autres manifestations festives d'envergure...J'ai donc créer cette équipe, je formé le personnel...Créé un lieu de spectacle estivals...etc....Et en 95 pris la direction d'une association para-municipale chargée de la programmation....Voilà tout le parcours "Spectacle"....

2- L’écriture

Mais venons en à l'écriture....Parce que tout ça est en fait intimement mêlé...J'ai envie d'écrire depuis mes 18 ans à peu près...mais j'étais nul...Forçément, j'ai fais des études scientifiques, ça ne favorise pas....J'ai bien eu quelques véléités...Fais quelques adaptations quand j'avais ma compagnie....co-écrit une série d'émissions pour enfants pour l'ORTF ( en 72)... mais rien de bien terrible....Quand je m'y suis mis un peu sérieusement entre 85 et 87...J'ai commis quelques pièces radiophoniques et coup de bol ( une fois de plus) une bonne partie d'entre elles ont été jouées par la Radio-Suisse Romande...ça encourage drôlement...D'autant que ça s'est fait sans aucune relation ( de toute façon, je suis nul à ce sujet, je ne sais pas utiliser les relations)....J'ai eu aussi un texte publié en 89....Donc en partant pour Millau, je me suis dis: " C'est une petite ville tranquille, je ne vais pas crouler sous le boulot, j'aurais le temps d'écrire."...Je me suis bien mis le doigt dans l'oeil...Mon boulot me prenait tout mon temps et à part un espèce de journal et deux ou trois petit trucs pas terribles je n'ai rien pû faire avant de m'arrêter de travailler....Juste une pièce radio jouée à Radio-Bleu en 95...Par contre depuis, je me rattrape ....Bien que je sois un gros fainéant ce qui fait que j'ai besoin de motivations....J'ai trouvé un truc...en fait, je me suis choisi un interlocuteur...Ce fameux copain de 30 ans que j'avais connu à Barcarès...IL vit dans l'Aude...Et je lui fait parvenir par courier ( il n'a pas internet ce con) mes petites productions....C'est comme ça que le feuilleton que je lui ai écrit l'été dernier à été publié cette année........ça aussi c'est un vrai coup de bol...Je trainais sur internet...Je tombe sur le site Surréalisme hebdo...J'envoie 2 articles un peu fous...Le gars qui tient le site les passe....Je me dis " Il est dingue ce mec...enfin au moins autant que moi"...Je lui envoi le feuilleton que j'avais écris pour remonter le moral au copain, histoire d'avoir son avis ( je ne savais pas qu'il était éditeur)...3 semaines àprès, le mec me rapelle et me dit "Je t'édite!"....C'est pas du bol ça....Quand je pense qu'il y en a qui cherche à se faire éditer à tout prix et qui n'y arrivent pas...
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Clair Obscur
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MessageSujet: Re: Propos, portraits d'artistes   Propos, portraits d'artistes EmptyLun 1 Nov - 17:55

vilain a écrit:
Comment je suis arrivé au Théâtre ?!?...C'est ma vie que tu me demande de raconter....

En l'occurence, forcément ! wink
Et c'est bien ce que je disais : on peut y passer des nuits, sans se lasser.
On ne peut en donner que des bribes, y'aurait trop, trop à dire sur ce qu'on a vécu, sur tout ce qu'on a dans le crâne, sur tout ce qu'il nous reste à créer, sur les échanges d'idées, etc...
Ton parcours est super, je pense que tu mesures ta chance dans ces deux domaines liés (théâtre/écriture).
tchin
Ça vaut bien ça !!!
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MessageSujet: Re: Propos, portraits d'artistes   Propos, portraits d'artistes EmptyMar 16 Nov - 1:35

!? Petit exemple de notes accompagnant un "travail artistique"(?)
J'ai plus l'original, mais comme c'est assez conceptuel, je pourrais créer un objet selon cette réflexion à nouveau.

Comme l'objet était..UN LIVRE je vous le LIVRE cool




Empreinte et non l’empreinte:

Je vais donc laisser de côté une forme de réalisation soit trop uniquement matérielle (empreinte particulière d’un objet précis sur un support défini)soit trop uniquement immatérielle (telle qu’une didascalie de Klein, par exemple), pour me porter vers une réflexion agie sur les conditions d’existence de l’empreinte.

Car si je « fais une empreinte », j’aurai seulement une empreinte, et je ne questionnerai pas pour autant de manière évidente pour les sens et pour l’esprit, la nature même de l’empreinte. Une empreinte est comme un porte-parole, un prête-nom. En me passant du pro-nom, je veux approcher au plus près du nom, de l’existence.
Si j’agis, je déplace constamment les cristallisations du temps,
Si je réfléchis, j’opère un décalage dans l’espace me permettant de relativiser l’impact du sujet.

Si j’opère une « réflexion agie », je me donne les moyens de poursuivre ma découverte sans avoir à me soucier ni de ce que je crois être le début ni de ce que je crois être la fin de ma démarche. Seule l’expérience m’importe, qui est connaissance.

Le travail simultané du temps et de l’espace me semble définir justement la spécificité de l’empreinte dans son aspect matériel, tandis que le travail simultané du temps et de la conscience me semble rendre compte de son aspect immatériel.

Le temps sera le fil rouge.
Le temps linéaire, chronologique: « le temps qu’il faut pour... » qui dépend de la mesure quantifiable, du avant et du après...

Le temps de la mémoire: subjectif, qualitatif, parcellaire, dont la transmission ne peut s’opérer que par la trace, dans l’espace.

Le temps qui appartient aux autres: celui que l’on sait exister, que l’on ne vivra jamais, qu’on laisse derrière soi, ou qui nous a devancés. Celui auquel on se croit étranger parfois et proche à d’autres moments....Ce temps qui nous a porté sans qu’on le sache (ou si peu!) et qui nous absorbe continuellement...

DOMAINE DE L’EMPREINTE

S.Hantaî R.Opalka Y.Klein C;Boltanski
matériel ¾¾¾+¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾ +¾¾¾¾¾¾¾¾+¾¾+¾¾¾¾¾¾® immatériel
(espace/temps) temps (temps/conscience)
EXISTENCE FORMELLE DE L’EMPREINTE:

L’empreinte est d’autant plus profonde que le rapport espace/temps (rythme) est dense.

Exemples:

· Le travail d’ « écriture » de S.Hantaï s’inscrivant dans le cycle d’une année liturgique=articulation d’un temps collectif et d’un espace personnel puis évoluant vers l’action des mains en se dégageant de la simple vision (Tabulas exécutées en aveugle) privilégiant l’expérience directe.

· Les date paintings de On Kawara: L’empreinte dans le temps comme preuve formelle d’existence...consciente.

· L’enregistrement dans l’espace, du flux de la durée, par R. Opalka....

· Le concert de Y.Klein. L’artiste (reflet d’une?) conscience immatérielle assiste au déroulement de l’œuvre par lui convoquée...

· Le temps de la mémoire subjective et de l’imaginaire que C.Boltanski « installe »( C’est à dire pose là dans un espace et pour un temps donné) et par là même, fonde et rend réelle, actuelle. Naissance d’un mythe, si nous l’acceptons sans retour de conscience, farce humoristique mais questionnement subtil si nous nous y réfléchissons...

Voilà pour ce que j’avais en tête.

Formellement, je pensai surtout à S.Hantaï, à ses empreintes monumentales de pliages et puis j’avais envie de travailler en grand.
Visuellement le plus cohérent me semblait la cible (point d’impact) le point de mire (!) la simultanéité temps/espace prenant corps: « Le vertical fécondant l’horizontal, seul impact de notre vie terrestre » selon A.Nemours.

J’ai gardé la cible, le centrage, le point de mire = miroir
l’axe horizontal croisant le vertical

Mais une réalisation bidimensionnelle ne suffisait pas à rendre compte de mon fil rouge : le temps.

LE LIVRE/ SUPPORT :

Support de l’empreinte collective d’un certain savoir que le lecteur accepte à priori de considérer et dont il gardera lui-même une trace, une empreinte dans sa mémoire (consciente et inconsciente). Cette empreinte sera-t-elle active? Interdépendance entre le travail subjectif du « lecteur » et l’objet de connaissance donné.
J’ai donc choisi un livre « traditionnel » d’une culture à priori éloignée. Ce n’est pas le contenu qui importe mais le chemin que l’on s’y fraie. Vers quel But?
Je pensais que l’on ne peut échapper à notre propre « centrage ». D’où ma croix... empreinte de mon pinceau (symbole de mon activité) sans cesse renouvelée, à chaque étape suscitée par le changement de stimulation extérieure (chaque page nouvelle).

Dois-je vous parler de l’huile de lin, dont j’ai empreint mon pinceau? Les scientifiques ont découvert que l’huile de lin développait une certaine mémoire du temps (d’oxydation à laquelle elle est soumise). Et elle conserve cette empreinte. (Beuys conservé, voire sauvé, par de la graisse, c’est un mythe ou un hommage?)

Toujours essentiellement, donc, la même manifestation d’existence: Entre la verticalité de l’esprit et l’horizontalité de la matière: Nœud point, cible, empreinte allant jusqu’au percement:
Travail incessant involontaire et volontaire à la fois (l’empreinte d’un scalpel se mue en coupe) é-videment.
L’empreinte devient vide, dans la vacuité surgit le point de mire, le miroir.
Alors, par l’épuisement de sa propre empreinte, le chemin au cœur de l’empreinte (du savoir collectif) se valide.
Finalement, cette culture « étrangère » m’est-elle si étrangère?

Ils ont imprimé leur empreinte
j’ai évidé mon empreinte par mon travail
Vous, qui tachez vos doigts à notre poursuite, où allez-vous empreindre ces humeurs fugitives?

Des pigments purs soufflés ou étalés à la paume de la main couvrent les pages du livre sans y être fixés. Il arrive cependant, que, comme les émotions fortes, ils colorent les pages d’une empreinte indélébile, tenant plus à leur qualité propre qu’au geste qui les a appliqués.

Ils révèlent également l’existence de toute une écriture (empreinte inscrite en creux ou en bosse) qui sans eux seraient restée « lettre morte ». Ecriture automatique, inscription de tensions...

LE LIVRE,

Un en continuum et cependant multiple par ses pages (facettes d’expérience) par lequel nous sommes sommés d’agir de manière consciente: L’ouvrir ou non, le parcourir, s’y arrêter, le quitter ou le clore...
Il y a superposition du rythme du livre (les pages régulièrement espacées) et du rythme de la conscience de celui qui le parcours.
Aussi ai-je noté des horaires comme de soudaines prises de conscience du « flux du temps » sans lequel aucune de ces empreintes n’aurait la moindre chance d’exister...
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